Bayrou à Besançon: soutenir les enseignants plutôt que de les critiquer

Publié le 27/03/2012 - 22:35
Mis à jour le 28/03/2012 - 12:09

Après un court périple dans le Jura, François Bayrou a tenu meeting ce mardi soir à Besançon-Micropolis devant un petit millier de personnes venues des quatre départements de la région.

Accueilli par Philippe Gonon et Christophe Grudler, respectivement animateur de la campagne de François Bayrou dans le Doubs et en Franche-Comté, le candidat du Modem a mis en exergue les défis que « les autres candidats évitent ».

Sur un fond de tribune bleu ciel avec une discrète inscription « La France solidaire », François Bayrou a d’emblée pointé le doigt là où ça fait mal. Sans citer Nicolas Sarkozy, il a évoqué « le million de chômeurs en plus en cinq ans », le commerce extérieur qui « s’effondre » et la dette qui est « hors contrôle ». Autant de points noirs qui font que « nous nous appauvrissons et les familles avec ». « L’impôt sur le revenu ne suffit même plus à payer les intérêts de la dette », a-t-il précisé.

« Reconquérir l’éducation »

Face à ce constat alarmiste partagé par une salle enthousiaste, celui qui se présente pour la troisième fois à un scrutin présidentiel, a décliné sa recette qui consiste à « produire en France » dans tous les secteurs y compris dans le domaine de l’agriculture. Il ne s’est pas privé de stigmatiser en Franche-Comté, région la plus boisée de France, « l’abandon de la filière bois ».

Autre grand thème développé à l’envie par François Bayrou, celui de l’enseignement. « L’éducation nationale est une interrogation pour toutes les familles. Il faut reconquérir l’éducation et, en premier lieu, soutenir ceux qui œuvrent dans l’enseignement plutôt que de les critiquer », a invité l’ancien ministre de l’Education nationale sous les applaudissements, en regrettant qu’un enfant sur cinq entre en 6e sans savoir lire. « Nous sommes le pays qui créé le plus d’inégalité scolaire, nous ne pouvons plus l’accepter ». « Il faut revenir aux fondamentaux », a-t-il insisté.

Reconnaissance du vote blanc

Avant de conclure son propos, François Bayrou a longuement évoqué la moralisation de la vie publique. Celle que tout le monde réclame et que personne n’applique. « Derrière le rideau on s’entend pour ne rien faire. Nous on va la faire immédiatement », a promis le candidat du Modem en évoquant pêle-mêle le non cumul des mandats des parlementaires, la présence obligatoire à l’Assemblée pour voter, la reconnaissance du vote blanc, l’interdiction du mélange des genres entre intérêts publics et privés.

« Nous avons besoin de reconstruire le lien de confiance. C’est enjeu extrêmement important ». Contrairement à l’UMP et au PS, le Modem est « à l’abri de la pression des extrêmes » et peut « sortir du perpétuel affrontement stupide que les deux principaux partis imposent au Français ».

Dépassé par Mélenchon

Il ne restait plus qu’à entonner une Marseillaise avec quelques jeunes en tee-shirt à ses côtés. La messe était dite, mais le chemin de croix de François Bayrou n’est pas achevé. Désormais dépassé dans les sondages par Jean-Luc Mélenchon, qui a déplacé plus de 4000 personnes à Besançon il y a quelques semaines, François Bayrou ne sera vraisemblablement pas le troisième homme comme en 2007. Il avait frôlé les 20% au premier tour, alors que depuis des semaines il est donné à 13% dans tous les sondages. Mais François Bayrou considère que tout peut encore basculer, même jusque dans les derniers jours.

Politique

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Golden Coast Festival : le RN demande la suspension des subventions après l’annonce de la venue du rappeur Médine

Le groupe Rassemblement national (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté demande la suspension des subventions publiques accordées au Golden Coast Festival après l'annonce de la participation du rappeur Médine, prévue le 30 août 2026 à Dijon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23
couvert
le 11/07 à 02h00
Vent
1.59 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
71 %

Sondage