Clôture des voeux de Parcoursup ce jeudi à minuit

Publié le 12/03/2026 - 17:15
Mis à jour le 12/03/2026 - 16:54

Tic tac: les élèves de Terminale et les étudiants en réorientation ont jusqu'à ce jeudi 12 mars 2026 à minuit pour soumettre leurs choix de formations sur la plateforme d'inscription post-bac Parcoursup, une étape anxiogène pour les jeunes comme pour leurs parents.

 © Élodie R.
© Élodie R.

Si l'an dernier 84% des lycéens jugeaient la procédure "stressante", selon le ministère de l'enseignement supérieur, 77% des parents affirment également ressentir de l'anxiété face à Parcoursup, révèle jeudi une enquête menée auprès de 1.103 parents par L'Étudiant et la Fédération des Conseils de Parents d'élèves (FCPE), principale fédération de parents d'élèves de l'enseignement public.

Plus de quatre répondants sur 10 confient par ailleurs que cela provoque des tensions familiales et un tiers disent souffrir de troubles du sommeil.

Cette procédure, "c'est très stressant", confirme Delphine Bednarski, 43 ans, dont la fille Rose passe son bac cette année. Comme 60% des sondés, elle redoute une affectation insatisfaisante pour son enfant. Cette coiffeuse de Lens a souvent entendu ses clientes raconter que leurs enfants n'avaient pas eu l'école souhaitée. Dans sa propre famille, l'expérience a laissé des traces: deux cousins de Rose n'ont obtenu aucun de leurs vœux et se sont retrouvés sans solution.

"Complètement démunie"

Sa fille de 17 ans, qui souhaite devenir éducatrice spécialisée, a formulé seulement trois voeux sur Parcoursup sur les dix possibles. "Même si on lui en imposait d'autres, elle ne voudrait pas y aller", souligne Delphine. Rose s'est toutefois également inscrite à une formation de moniteur-éducateur, qui ne figure pas parmi les quelque 24.000 proposées par la plateforme, "où elle est presque sûre d'être prise", explique sa mère. Elle aura ensuite jusqu'au 1er avril pour compléter son dossier, avec notamment une lettre de motivation, et confirmer ses vœux.

Parcoursup, pour les parents, "c'est un peu comme si vous pilotiez un avion. Vous avez votre enfant à côté de vous, vous savez à peu près le cap, mais vous ne savez pas quels sont les vents, s'il y a des trous d'air et si vous n'allez pas être dévié", résume Grégoire Ensel, vice?président de la FCPE.

À Paris, Sophie (qui souhaite rester anonyme), dont la cadette passe le bac cette année, a une vision plus nuancée. "L'outil Parcoursup ne me perturbe pas du tout. Je le trouve même clair et bien fait", assure l'ingénieure de 50 ans. Un avis partagé par la majorité des parents, puisque seulement 22% des sondés ont évoqué la complexité technique de la plateforme.

Sa cadette veut peut?être devenir journaliste. "Elle hésite encore. Ce n'est pas Parcoursup qui m'angoisse, c'est l'orientation, le fait de devoir décider avec les compétences et les notes qu'on a."

"Je serai surtout stressée le 2 juin", au premier jour de la phase principale d'admission, concède-t-elle.

La charge des mères

Jusqu'au 11 juillet, les candidats recevront les réponses des formations sollicitées. Du 11 juin au 10 septembre, de nouveaux vœux seront possibles. Dans 70% des familles, la gestion de l'orientation repose avant tout sur les mères. 80% d'entre elles déclarent une hausse de leur charge mentale, contre 53% des pères, selon l'enquête FCPE – L'Étudiant.

"Mon mari est impliqué aussi, mais c'est moi qui ai étudié toutes les possibilités, qui ai un peu dégrossi", admet Sophie.

Cette année, environ un million de candidats, néo-bacheliers et étudiants en réorientation, vont s'inscrire sur Parcoursup, qui a succédé au site Admission Post-Bac (ABP) en 2018, selon le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste.

"C'est une plateforme qui fonctionne", avait-il soutenu début janvier. "Le premier jour, au moment du résultat des vœux, il y a à peu près deux tiers des candidats qui ont une proposition tout de suite", a-t-il rappelé.

En 2025, le nombre de candidats a augmenté de 34.500 sur un an à 980.000 (+3,7%), principalement du fait d'une hausse des lycéens en voie professionnelle ou des étudiants en réorientation. Parmi les 650.000 lycéens ayant déposé un dossier, près de 92% avaient reçu au moins une proposition.

(Source AFP)

Education

Insee : 17 000 lycéens en moins à l’horizon 2040 en Bourgogne-Franche-Comté

Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté vient de paraître, parue le 29 octobre dernier, la Bourgogne-Franche-Comté devrait compter moins de lycéens à l’avenir. Si 81200 adolescents étaient encore inscrits dans un lycée de la région à la rentrée 2025 ; ils pourraient n’être plus que 64 400 en 2040, soit un cinquième de moins.

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

À Morteau, des collégiens participent à la construction de la future bibliothèque de la ressourcerie

Les élèves de la classe de Cyril Louvrier, enseignant au collège Jean-Claude Bouquet de Morteau, ont passé la journée du vendredi 16 octobre 2026 à l'Atelier du Bélieu pour fabriquer de leurs mains les rayonnages de la future bibliothèque du magasin de la ressourcerie, dont l'ouverture est prévue en décembre.

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

Enilea Mamirolle-Poligny : Laurence Maire du Poset prend la direction de l’établissement

Laurence Maire du Poset a pris ses fonctions à la direction de l'École nationale de l'innovation, des laboratoires, de l'eau et de l'alimentation Mamirolle-Polignyle 14 octobre 2026. Issue du monde agricole et de l’enseignement, elle souhaite renforcer l’attractivité de l’établissement et développer ses formations.

Arrestation d’un lycéen à Besançon : l’intersyndicale dénonce une interpellation abusive

L’intersyndicale, CGT éduc'ation, Snes-FSU, Sud éducation et des enseignants du lycée Pergaud dénoncent, ce jeudi 15 octobre 2026, l'arrestation d'un élève de terminale qui participait à la mobilisation ce matin. Des lycéens se dirigent cet après-midi vers le commissariat de Besançon. 

Mobilisation lycéenne à Besançon : entre 1 000 et 2 000 manifestants dans les rues ce mardi

DIAPORAMA + VIDÉO • Ce mardi 13 octobre 2026, la mobilisation lycéenne a connu son cinquième acte en France, notamment à Besançon. Dans l’après-midi, entre 1 100 personnes selon la police et environ 2 000 selon les syndicats ont défilé dans les rues de la capitale comtoise. Les manifestant(e)s réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et, plus largement, pour les services publics.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage