Ginko : un conflit social à l'origine de la grève de ce samedi 14 février

Publié le 13/02/2026 - 10:04
Mis à jour le 13/02/2026 - 16:34

+ réponse de Kéolis Besançon Mobilités • Ce samedi 14 février, le réseau de bus et de tram de Besançon tournera au ralenti. 13 agents sont en grève selon Kéolis Besançon Mobilités. Il s’agit de six conducteurs, trois régulateurs et quatre agents de maîtrise. 

 © Elodie Retrouvey
© Elodie Retrouvey

Les lignes circuleront normalement en journée ce samedi. Seuls les transports dans la soirée seront annulés. 

La suppression du binôme, mesure à l’origine du conflit

Depuis la mise en service du tramway à Besançon en 2014, les agents d’intervention de Ginko patrouillaient en binôme afin de mener des missions de sécurisation de la voie publique, de dépannage ou de gestion des agressions. Or, la décision prise par la direction de supprimer les patrouilles en binôme pour privilégier les interventions à un agent ne passe pas pour les syndicats alors que « les actes d’incivilité et d’agression dans les transports ont augmenté de 12% en 2025 ». Ces derniers dénoncent « la dégradation de la sécurité immédiate des agents ».

Des accusations graves formulées contre l’exploitant

Dans un communiqué publié jeudi 12 février, les représentants du syndicat national des réseaux de transports en commun (SNRTC) listent plusieurs griefs formulés à l'encontre de leur direction, Kéolis Besançon Mobilités. Ils accusent notamment Kéolis de pratiquer  "l’entrave au droit de grève", mettant en avant "la pratique arbitraire imposée par la direction de déclarer l’heure de début de service dans le mail d’intention de grève sous peine de rejet de la déclaration".

Les syndicats (CFE CGC) dénoncent également "des sanctions discriminatoires",comme "le retrait de missions spécifiques" et "l’annulation d’une journée d’heures supplémentaires" à l‘encontre d’agents grévistes qu’ils qualifient de "représailles prohibées".

Selon les syndicats, « les bons résultats de l’entreprise » cachent une « réalité plus contrastée ». Les agents seraient « sous pression constante » avec « des réorganisations permanentes ».

Un appel direct à Grand Besançon Métropole et à la direction de Kéolis Besançon Mobilités

Alertée à plusieurs reprises sur "les tensions sociales naissantes et l’aggravation des conditions de travail", Grand Besançon Métropole (GBM) n’aurait, selon les syndicats, pas donné suite aux sollicitations, renvoyant la responsabilité à l’entreprise gestionnaire.

Dans un message adressé directement aux instances communautaires, le délégué syndical Bilel El Badri appelle "solennellement à sortir de la neutralité" et à exiger du délégataire le respect de ses obligations.

Les organisations syndicales demandent à la direction de Kéolis Besançon Mobilités de "cesser immédiatement les pratiques d’entrave, d’annuler les sanctions discriminatoires (…) et de revenir à la table des négociations", tout en réaffirmant leur volonté de dialogue.

Réponse de Kéolis Besançon Mobilités :

"Des réajustements d’organisation ont été mis en place en début d’année. Désormais, il y a deux véhicules avec une personne qui tourne, qui est sur le réseau. Les agents sont donc deux sur le terrain en même temps mais chacun dans un véhicule. 

Concernant le climat social, nous avons des négociations salariales qui viennent d’être signées avec tous les syndicats. Nous avons en ce moment une négociation sur l’accord de sécurité. Nous avons déjà effectué huit réunions et cela se passe dans un climat serein et constructif avec les quatre organisations syndicales". 
 

Social

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