Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la "destruction de preuves"

Publié le 08/01/2026 - 09:30
Mis à jour le 08/01/2026 - 09:14

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Extrait d'une vidéo le soir de l'incendie au Constellation à Crans-Montana. © DR
Extrait d'une vidéo le soir de l'incendie au Constellation à Crans-Montana. © DR

"Mes mandants redoutent que des preuves soient altérées ou détruites vu l'absence de perquisitions et autres mesures incisives du ministère public" du canton du Valais, a déclaré à l'AFP Romain Jordan, qui conseille plusieurs familles. L'avocat regrette que le couple français de propriétaires n'ait fait l'objet d'aucune restriction de liberté après le drame qui a fait 40 morts et 116 blessés le soir de la Saint-Sylvestre, et que le ministère public n'ait à sa connaissance mené aucune perquisition.

"Au petit matin, alors que l'établissement était encore en feu, des exploitants du bar Le Constellation ou quelqu'un qui leur est proche a suspendu l'accès aux pages Facebook, à tous les réseaux sociaux de l'établissement où figuraient des photos, des vidéos de la soirée", a relevé l'avocat, estimant que "ça démontre bien qu'il y avait une conscience d'un problème et qu'on a cherché à le minimiser".

Me Jordan indique par ailleurs que ses clients "saluent le travail de la presse qui a permis de retrouver déjà de nombreux éléments numériques". Le drame a été provoqué, selon l'enquête, par des bougies dites "fontaines" entrées en contact avec une mousse isolante anti-bruit posée au plafond du sous-sol.

"Faites gaffe à la mousse!"

Or, des vidéos diffusées lundi soir par la télévision suisse RTS montrent que ce n'est pas la première fois que ce type de bougies était utilisé dans le bar et que leur danger était connu. "Faites gaffe à la mousse!", avait lancé il y a six ans un employé du bar lors de la soirée du nouvel an 2019-2020, selon une de ces vidéos. "Cette vidéo est sidérante", a régi l'avocat, estimant qu'"il y avait une conscience de ce risque et que possiblement ce risque a été accepté".

Les propriétaires du bar font l'objet depuis samedi d'une instruction pénale pour "homicides par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence". Si les enquêteurs jugent que les propriétaires avaient conscience des dangers, ils pourraient avoir à faire face à des qualifications plus lourdes, telles que "le meurtre par dol éventuel" (une forme d'intention de tromper), passible d'un maximum de 20 ans de prison.

Au terme de l'instruction ouverte contre les propriétaires, le ministère public du Valais décidera de classer l'affaire ou d'émettre un acte d'accusation en vue d'un éventuel procès. En attendant, la présomption d'innocence prévaut.

(AFP)

Incendie à Crans-Montana

Le gérant français du bar de Crans-Montana en détention pour violences conjugales

Le propriétaire et gérant français du bar de la station suisse de Crans-Montana incendié la nuit du nouvel an a été placé en détention provisoire dans la nuit du 11 au 12 août 2026 pour violences conjugales, a rapporté dimanche 23 août 2026 la chaîne de télévision suisse Léman Bleu.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Faits Divers

Pillage du magasin Lacoste le 17 octobre à Besançon : quatre personnes interpellées dont trois mineurs

Quatre personnes, dont trois mineurs, ont été interpellées le samedi 17 octobre 2026 à Besançon, en marge de la manifestation sociale ayant réuni plus de 9 500 personnes. Elles sont soupçonnées de vol ou de recel de vêtements provenant du pillage du magasin Lacoste, situé Grande rue.

Un homme interpellé avec des mortiers d’artifice en marge de la manifestation du 17 octobre à Besançon

Un homme de 20 ans a été interpellé samedi 17 octobre 2026, vers 21 h 10 rue du Lycée, à Besançon, en marge de la manifestation sociale. Il a été placé en garde à vue, avant d’être déféré dimanche en vue d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Un magasin de musique diffuse la photo d’un voleur présumé pour récupérer le matériel dérobé

Le 15 octobre 2026, le magasin de musique Data Music a publié sur les réseaux sociaux la image de vidéosurveillance d’un individu soupçonné de vol, le visage flouté. L’objectif : inciter la personne concernée à restituer le matériel qui aurait été dérobé dans l’établissement quelques jours plus tôt.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.67C°
légère pluie
le 21/10 à 20h00
Vent
4.57 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
88 %

Sondage