Une convention commune a été signée le 17 juillet avec Airbus afin de mettre à disposition cet appareil dans le cadre d'une phase expérimentale. Objectif : "renforcer les capacités nationales de lutte contre les feux de forêt.”
Une capacité complémentaire aux moyens existants
Les premiers essais réalisés en avril 2025 à Nîmes, en collaboration avec Airbus et la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), ont permis d'évaluer les performances du dispositif. Le communiqué indique que ”cette solution a ouvert des perspectives complémentaires aux moyens déjà existants, notamment dans la pose de lignes de retardant.”
L'appareil pourra larguer jusqu'à 20 tonnes de retardant en une seule intervention, soit l'équivalent de deux avions Dash. Il sera destiné à intervenir en amont des incendies afin de protéger les secteurs les plus exposés.
La mise en œuvre opérationnelle de l'A400M nécessite encore plusieurs étapes techniques, notamment des essais en vol et la qualification des équipages militaires. Ces travaux ont débuté le 20 juillet. Selon les ministères, ”les premiers engagements sur le terrain pourraient dès lors intervenir sous une dizaine de jours.”
Un renfort au dispositif Héphaïstos
Les deux ministères soulignent que ce partenariat vise à accélérer le passage du prototype à une première capacité opérationnelle. L'A400M viendra renforcer le dispositif de lutte contre les feux de forêt dans le cadre de l'opération Sentinelle intégrée au protocole interministériel Héphaïstos, mobilisé chaque été pour appuyer la sécurité civile.
Une flotte aérienne déjà importante
La France dispose actuellement d'une flotte de 65 vecteurs aériens bombardiers d'eau comprenant 12 Canadair d'une capacité de 6 000 litres, huit Dash pouvant emporter 10 000 litres, 12 hélicoptères bombardiers d'eau, six avions Airtractor et 27 hélicoptères départementaux.
À ce dispositif s'ajoutent trois Beechcraft Super King Air chargés de la coordination des opérations et de l'investigation sur les principaux incendies.
En cas de besoin, les autorités rappellent également que le mécanisme européen de solidarité RESCUE peut être activé afin de mobiliser des moyens aériens supplémentaires.


