Le drame a fait 41 morts et 115 blessés, dont une majorité de Suisses mais aussi de nombreux Français et Italiens, selon le dernier bilan des autorités. La commune "versera ce montant à la fondation d'aide aux victimes de l'incendie de Crans-Montana en cours de constitution", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
"Nous sommes conscients que l'argent n'effacera aucune blessure, nous espérons pouvoir soutenir les familles frappées par cette tragédie et témoigner la solidarité de la communauté de Crans-Montana", a déclaré le président du conseil communal Nicolas Féraud. L'incendie survenu en pleine célébration du nouvel an a été provoqué par des étincelles de bougies "fontaine" entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l'établissement, selon les premiers éléments de l'enquête.
Une enquête pour "homicide par négligence"
Le 6 janvier, M. Féraud avait reconnu devant la presse que les contrôles périodiques sécurité et incendie du bar n'avaient pas été effectués depuis 2019 alors qu'ils doivent l'être tous les ans. Le couple de Français propriétaires du bar fait l'objet d'une enquête pour "homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence". Depuis la semaine dernière, cette enquête pénale cible aussi deux responsables de la sécurité de la commune, qui seront entendus dans les prochains jours. Dans son communiqué publié mardi, Crans-Montana assure qu'elle fera "face aux responsabilités déterminées par la justice".
Ce don "va dans la bonne direction, mais l'on sait que le préjudice total sera sans commune mesure avec ce montant", a réagi auprès de l'AFP l'avocate Miriam Mazou, qui représente la famille d'une victime. "Les victimes attendent en parallèle que la justice se montre rapide et efficace pour que toute la lumière soit faite sur les responsabilités ayant conduit à ce drame", a-t-elle ajouté.
Mi-janvier, le Conseil d'Etat du canton du Valais, où se trouve Crans-Montana, avait déjà annoncé l'octroi d'une aide forfaitaire urgente de 10.000 francs (environ 10.800 euros) pour "chaque victime hospitalisée ou décédée" via une fondation indépendante.
Le 14 janvier, le Conseil fédéral (gouvernement suisse) a indiqué que les victimes et leurs proches pourraient compter sur le soutien financier de la Confédération, mais les modalités doivent encore être définies.
(Source AFP)


