La gendarmerie embarque dans les TER de Bourgogne Franche-Comté pour un an d'essai

Publié le 16/07/2026 - 12:00
Mis à jour le 17/07/2026 - 10:52

Le nouveau dispositif de patrouille de gendarmes réservistes à bord des trains Mobigo parcourant la région Bourgogne-Franche-Comté a été inauguré mercredi 15 juillet à Dijon. Il s'est soldé par une première arrestation. Chaque année, une centaine d'incidents liés à la sécurité sont recensés selon le président de la région.
 

À 11h30, sur le quai A de la gare de Dijon, a été donné le coup d'envoi du nouveau dispositif de sécurité, porté par le président de la région Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain (PS), à bord des trains Mobigo.
Tous les jours, 80 000 voyageurs sillonnent la région à bord de 600 trains Mobigo. Pour les rendre sûrs, le conseil régional investit 20 millions d'euros chaque année, tous transports confondus.

"Les trains sont sûrs"

Jérôme Durain a déclaré dans la rame accueillant le dispositif : "les trains sont sûrs". Les 100 patrouilles prévues, chacune composée de trois gendarmes réservistes, "n'étant pas tous d'anciens militaires" tient à préciser le général Christophe Husson également présent lors de cette matinée, seront déployées pendant une année sur les lignes avant l'évaluation du dispositif.
Trois-cents gendarmes seront mobilisés pour un coût de 118 000 euros. Cette initiative a pour but de permettre aux effectifs réservistes d'accompagner les contrôleurs SNCF dans leur travail quotidien. En plus d'une présence "dissuasive", le général veut utiliser ce dispositif afin de servir sa mission "de contrôle des flux" dans un territoire qui relève à 98 % de la responsabilité de la gendarmerie. Le trafic de stupéfiants étant particulièrement dans le viseur de la Région et des militaires.

"Compléter une offre existante"

Nabil Djaafer, représentant de la SNCF, a rappelé que cette nouvelle mission ne se substituera pas aux 200 agents de sécurité de l'entreprise ferroviaire ni aux 300 contrôleurs qui officient sur le territoire régional. Les gendarmes pourront néanmoins verbaliser les usagers, pratiquer fouilles corporelles et d'effets personnels, ainsi que des contrôles d'identité.
Le représentant de Ghislain de Rugy, président de la SNCF en Bourgogne-Franche-Comté, veut voir cette présence comme une façon de renforcer le "sentiment de sécurité". Sentiment d'insécurité qui semblerait davantage présent chez certains contrôleurs que chez les usagers. Lors du trajet Dijon-Beaune parcouru par le train, Jérôme Durain a interrogé des voyageurs afin de savoir s'ils ont dû faire face à des problèmes liés dans les trains. Leur réponse est unanime, ce sont les retards qui posent davantage problème que la sécurité.

En revanche, l'un des contrôleurs présents nous a dit avoir le sentiment que les situations difficiles ont augmenté depuis ces 20 dernières années. C'est d'ailleurs la SNCF qui oriente la présence des gendarmes sur les lignes. Julie (elle n'a pas souhaité donner son nom de famille), qui supervise les contrôles dans les TER dans le secteur de Dijon, a expliqué qu'elle essaiera de "les répartir le plus équitablement possible sur les lignes" mais qu'elle mettra tout de même l'accent sur certaines lignes en fonction des chiffres qui remontent des agents de la sûreté ferroviaire.

Une arrestation en guise d'inauguration

Un jeune homme ayant été contrôlé avec un billet invalide, car valable pour le lendemain, s'est vu infliger une amende. Ne pouvant pas la régler sur le moment, le chef de la patrouille de gendarmes réservistes lui a demandé sa carte d'identité. Ce dernier a découvert que l'individu possédait deux photos de deux pièces d'identité différentes avec deux noms ne correspondant pas dans son téléphone. Aucun des deux noms ne figurant au fichier central, le gendarme a décidé de l'interpeller et de le remettre à la brigade de gendarmerie territoriale de Beaune afin d'éclaircir la situation.

L'efficacité de ce dispositif expérimental sera évaluée par les trois acteurs, à savoir la Région, la gendarmerie et la SNCF, d'ici une année.

Société

Risque routier dans le Doubs : le préfet signe une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte

Dans le cadre d’une action de prévention et de sensibilisation, la préfecture du Doubs en lien avec l’unité sécurité routière de la direction départementale des territoires, s’engage ce 13 octobre 2026 en signant une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte, regroupant près de 800 agents.

Illettrisme : quels sont les territoires les plus exposés en Bourgogne-Franche-Comté ?

Près d’un quart des habitants de 18 à 64 ans de Bourgogne-Franche-Comté vivent dans un territoire fortement exposé au risque d’illettrisme. Selon une étude de l’Insee publiée en octobre 2026, les zones rurales de l’Yonne, de la Nièvre et du nord de la région sont particulièrement concernées. Le périurbain dijonnais et la frontière suisse apparaissent davantage préservés.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Résidence Services Séniors Génius à Besançon, un lieu de vie où les générations se rencontrent

PUBLI-INFO • Au cœur du secteur du Pôle Viotte à Besançon, la Résidence Services Séniors Génius imagine une nouvelle façon d’habiter : plus conviviale, plus ouverte et résolument intergénérationnelle. Ici, les logements, les services et les espaces de vie sont pensés pour favoriser les échanges entre les générations et faire de la résidence bien plus qu’un simple lieu d’habitation.

Les meilleurs Mont d’Or en compétition le 3 novembre à Pontarlier

Le mardi 3 novembre 2026, les Mont d’Or vont devoir se départager lors de la 39e édition du concours interprofessionnel du plus célèbre vacherin franc-comtois. À Pontarlier, dès 10h au restaurant "Les Papillons", les 10 fromageries de la filière présenteront chacune leur candidat avec un seul et même objectif, celui de décrocher l’or.

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Mobilisation lycéenne dans le Doubs : les syndicats appellent à rejoindre les jeunes le 6 octobre

La CGT social et médico-social du Doubs appelle l’ensemble des collègues à se mobiliser le 6 octobre 2026, y compris par la grève et des débrayages, afin de soutenir les lycéens. Le syndicat UD FO 25 appelle également à se joindre aux lycéens mobilisés, tout comme l'Union nationale interprofessionnelle des retraités et retraitées Solidaires.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.56C°
partiellement nuageux
le 16/10 à 11h00
Vent
1.34 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
87 %

Sondage