Législatives : entretien avec Fannette Charvier de la République en Marche

Publié le 31/05/2017 - 16:39
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:41

Novice en politique, Fannette Charvier fait partie des nouveaux visages voulus par Emmanuel Macron en vue de dépoussiérer les rangs l’Assemblée nationale. À 32 ans, elle se lance sur la première circonscription du Doubs sur Besançon Ouest. Rencontre.

 ©
©

Originaire de Haute-Savoie, Fannette Charvier est arrivée à Besançon en 2011 pour le travail. Ses parents sont à la retraite. Son père était ouvrier et son grand-père agriculteur.  

Téléconseillère sur la plateforme de service de la caisse primaire d'assurance maladie (téléphone + mails), elle est devenue superviseur technique en charge de la formation, de l'évaluation et de l'accompagnement au quotidien. Investie officiellement par La République en Marche, elle jongle aujourd'hui entre ses congés et son travail pour mener campagne.

Ne se retrouvant dans aucun parti politique traditionnel, elle a adhéré au mouvement "En Marche !" à la fin du mois d'août 2016 lorsque Emmanuel Macron a démissionné du gouvernement. "Je me suis complètement retrouvée dans les valeurs du mouvement : le dépassement des clivages, la bienveillance, la probité, l'ouverture au dialogue, le respect, le renouvellement...". Mais c'est la visite d'Emmanuel Macron à Micronora en septembre qui finira de la convaincre.

La Bisontine a récemment acheté un appartement au cœur de Planoise, entre Diderot et la Place Cassin. Un quartier où elle se sent bien.  Nous l'avons rencontré chez elle. Nous lui avons posé quelques questions sur sa nouvelle vie politique.

Comment passe-t-on de militante active d'"En Marche !" à candidate aux législatives  ?

Fannette Charvier  :  "J’ai trouvé sympathique l’idée du renouvellement qui permet à tout le monde représenter les valeurs d’En Marche! Je ne me suis pas portée immédiatement candidate parce que je ne me sentais pas forcément à la hauteur et parce que je n'étais pas issue du milieu politique… justement ! Ensuite, il y a eu la vidéo d'Emmanuel Macron "l'appel aux femmes". Je pense que c'est là que j'ai eu un déclic. J'en ai parlé avec l'équipe de campagne et quand j'ai eu leurs retours, je me suis dit 'allez j'y vais ! Et j'ai envoyé ma candidature. 

Très rapidement, j'ai été contactée par le siège pour un entretien d'une vingtaine de minutes très intense. J'ai eu la joie de voir mon nom sur le listing le 11 mai dernier. J’ai ressenti énormément de joie… et une grosse montée d’adrénaline ! Je suis ensuite monté à Paris le samedi où ils nous ont présenté tous les outils pour organiser la campagne".

Sur une quarantaine de candidatures dans chaque circonscription, pourquoi REM vous a choisi, vous?

Fannette Charvier  : "Je pense que j'incarne parfaitement cette idée de renouvellement. Je suis issue de la société civile, je suis une femme, je n'ai pas eu d'engagements politiques. Et puis je suis assez ancrée dans le mouvement puisque j’y suis engagée depuis maintenant huit mois". 

Denis Baud (directeur de campagne) : "Fannette est modeste. Il y a eu des candidatures individuelles. La sienne c'est vraiment celle de l'émanation du groupe "En Marche !" qui a travaillé autour de la présidentielle. Je ne voudrais pas qu'on pense que la République en marche ! l’a choisi sur seulement vingt minutes d’entretien téléphonique et parce que c'est une femme issue de la société civile. Elle a été portée par l'ensemble des adhérents. On a porté Fanette parce qu'elle en a l’envergure."

Vous êtes novice en politique. Comment abordez-vous cette campagne face à des candidats plus aguerris en politique ?

Fannette Charvier : "Même si je suis novice en politique, j'ai participé activement à la campagne présidentielle. Il y a certaines choses que je connais.  Et puis, tout s’apprend !  Être député c'est représenter la nation. Pour moi, ce n'est pas être un professionnel de la politique qui se serait complètement coupé du terrain. C‘est une vraie mission, cela ne doit pas être une profession en tant que telle".

Votre "inexpérience" pour vous c'est une plus-value ? 

Fannette Charvier :  "Je la considère tout comme. Je serai à l'écoute et le gouvernement souhaite que les futurs députés passent moins de temps à faire la loi, qui finalement n'est pas adaptée. Il faut qu'on passe plus de temps sur le terrain, mais aussi à expliquer. On va être l'interface entre notre circonscription et l'Assemblée."

Que souhaitez-vous porter si vous êtes élue ? 

Fannette Charvier : "La moralisation de la vie publique et toutes les lois qui vont favoriser l'emploi. C'est une grande priorité nationale, il faut que l'on s'attaque en France au chômage de masse, avec notamment les baisses de charge pour les autoentrepreneurs, la suppression du RSI qui ne fonctionne pas aujourd'hui et le droit au chômage pour tous. C'est une grosse injustice aujourd'hui : en fonction du travail que l’on a, on n'a pas les mêmes droits."

On parle beaucoup de "bienveillance" au sein d'En Marche. Pour vous qu'est-ce que cela représente concrètement ?

Fannette Charvier :  "La bienveillance, c'est accepter et dialoguer avec des opinions différentes de nous. Tant que les arguments sont fondés et ne font pas appel à des valeurs de haine, il faut d'être ouverte au dialogue et avoir un dialogue constructif. C’est cela qui fera avancer le pays et permettra de porter des réformes pour sortir de l’immobilisme dans lequel on est depuis trop longtemps."

Vous n'avez pas les mêmes armes que les partis traditionnels. Comment allez-vous financer cette campagne?

Fannette Charvier  : "Ma campagne ne va pas coûter cher, mais je vais quand même m'endetter personnellement à hauteur d'environ 20.000 euros, c'est donc un vrai risque que je prends. La "propagande officielle", c'est-à-dire l'impression, la livraison, la distribution des bulletins de vote, des circulaires, des affiches seront ce qui me coûtera le plus cher.  On a des armes différentes. J'ai toute une équipe derrière moi, des gens très impatients d’être sur le terrain, tout comme moi !"

Politique

Chaleur : quand la mini-prairie de la place Leclerc venge Anne Vignot face au fleurissement de Ludovic Fagaut

À son tour, l'ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, a réagi dimanche 28 juin 2026 sur les réseaux sociaux à la gestion des espaces verts de la ville en pleine période de fortes chaleurs. Sa publication fait suite au maintien de la végétation de la place Leclerc, alors que plusieurs mini-prairies urbaines de ce type, mises en place dès le début de son mandat, ont été remplacées sous l'actuelle municipalité de Ludovic Fagaut par des plantations géométriques de fleurs qui ne tiennent pas le choc de la canicule.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Plus de 200 personnes mobilisées contre la loi d’urgence agricole sur les terres d’Annie Genevard

Plus de 200 personnes, selon l'organisation, se sont rassemblées samedi 27 juin 2026 à Morteau, à l'appel d'un large collectif d'associations environnementales, agricoles, citoyennes et de forces politiques, à l'initiative de la députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet. La mobilisation visait à dénoncer la loi d'urgence agricole, actuellement examinée au Sénat, et les conséquences environnementales que ses opposants lui reprochent.

La Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie et SNCF s’allient pour renforcer la sécurité dans les trains Mobigo

À l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional organisée jeudi 25 juin 2026 à Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention expérimentale visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire régional des trains Mobigo.

Besançon : deux heures de stationnement gratuites à l’heure du déjeuner dès septembre 2026

VIDÉO • Parmi les sujets qui seront abordés jeudi 25 juin 2026 en conseil communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) seront appelés à se prononcer sur la gratuité du stationnement entre midi et deux dans les parkings dont la compétence dépend de GBM, c’est-à-dire les parkings dits en enclos et en ouvrage.

Les touristes pourraient bientôt payer plus cher leur séjour dans le Grand Besançon

Parmi les points abordés lors du prochain conseil communautaire qui se tiendra jeudi 25 juin 2026 à Besançon, les élus auront à voter la hausse de la taxe de séjour. On fait le point avec le vice-président en charge de l’attractivité à Grand Besançon Métropole, Patrick Ayache.

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.24
légère pluie
le 01/07 à 08h00
Vent
0.66 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
53 %

Sondage