Chaque jour, des milliers d’aides à domicile parcourent les routes pour assister des personnes âgées, des personnes handicapées, des malades chroniques et des familles en difficultés sociales. Mais la hausse des prix à la pompe rend les indemnités kilométriques insuffisantes.
”Les indemnités kilométriques censées notamment compenser leurs frais de carburant ne couvrent plus la réalité des prix à la pompe”, souligne le communiqué d’UNA. Résultat : ces professionnelles perdent de l’argent en allant travailler.
Une double peine pour un secteur déjà fragilisé
Cette crise énergétique s’ajoute à une situation déjà préoccupante dans le secteur de l’aide à domicile. Le refus de l’agrément de l’avenant salarial 72, bloqué par certains départements, empêche une revalorisation salariale indispensable.
”Crise de recrutement, manque d’attractivité, turn-over : les services d’aide à domicile et leurs salariées sont à bout de souffle”, note UNA. Les bénéficiaires, notamment des personnes âgées ou handicapées, ainsi que des familles en difficulté, risquent de voir leurs interventions essentielles supprimées faute de personnel.
UNA interpelle le gouvernement et l’État
Pour faire face à l’urgence, UNA a déjà sollicité le gouvernement et les représentants de l’État afin de mettre en place des mesures immédiates :
- garantir l’accès financier au carburant pour les intervenantes à domicile.
- donner instruction aux préfets d’organiser l’approvisionnement en carburant des services médico-sociaux sur l’ensemble du territoire.
Aucune réponse n’a encore été apportée, alors que d’autres professions, comme les pêcheurs ou les transporteurs routiers, ont déjà bénéficié de mesures.
Marie-Reine Tillon, présidente d’UNA, insiste : ”Sans carburant, il n’y a pas d’aide à domicile. Et sans intervention à domicile, des centaines de milliers de Français ne seront plus accompagnés pour les actes essentiels de la vie quotidienne, et ne pourront plus vivre chez eux”.


