Lutte contre les pesticides : la rentrée des coquelicots à Besançon

Publié le 04/09/2020 - 17:22
Mis à jour le 04/09/2020 - 16:03

À Besançon, les coquelicots se retrouvent tous les premiers vendredis de chaque mois depuis 2 ans. En plein débat sur une dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes, le rassemblement n°24 est organisé vendredi 4 septembre 2020 à 18h30, place du huit septembre.

 © Coquelicots de Besançon
© Coquelicots de Besançon

En septembre 2018  Fabrice Nicolino lance l’Appel des coquelicots avec un objectif : réunir suffisamment de signataires, mobiliser suffisamment de citoyens pour obtenir enfin l’interdiction de tous les pesticides !

"Vous le savez comme nous, l’affaire n’est pas gagnée et il reste beaucoup à faire ! Mais la cause n’est pas perdue bien au contraire !" estiment les membres des coquelicots de Besançon "Notre engagement comme celui de millions de citoyens dans le monde fait avancer la prise de conscience des enjeux écologiques et le sujet des pesticides comme d’autres est de plus en plus populaire..."

Vers une dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes

Le sujet des pesticides est d'autant plus d'actualité qu'un projet de loi sur les dérogations à l’interdiction des néonicotinoïdes sera présenté jeudi en conseil des ministres. En effet, si les néonicotinoïdes sont interdits en France depuis deux ans, un projet de loi permettant des dérogations sera présenté ce jeudi en Conseil des ministres, a déclaré lundi le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie sur  RMC/BFMTV. "Il y aura dérogation, en tout cas il y aura présentation d’un projet de loi dès cette semaine en Conseil des ministres" a-t-il précisé, pour "permettre des dérogations à ces néonicotinoïdes quand il y a une urgence sanitaire"

Les planteurs de betteraves ont réclamé de pouvoir les utiliser pour s’attaquer aux pucerons verts, vecteurs du virus de la jaunisse qui fait s’effondrer les rendements cette année. Le gouvernement avait annoncé début août viser une modification législative à l’automne pour les autoriser à utiliser dès 2021 et jusqu’en 2023 maximum, sous "conditions strictes" des semences de betteraves enrobées de cet insecticide afin de "pérenniser" la filière sucrière française.

Les néonicotinoïdes, qui s’attaquent au système nerveux des pollinisateurs comme les abeilles, essentiels à l’agriculture, ont été interdits de tout usage phytosanitaire en septembre 2018. "Je présente cette loi avec (ministre de la Transition écologique) Barabara Pompili avec un seul objectif, c’est la betterave sucrière" a affirmé Julien Denormandie, avant de reconnaître que "la loi ne l’écrit pas comme ça"», ouvrant la voie à des dérogations dans d’autres secteurs.

Les producteurs de maïs ont déjà réclamé début août de pouvoir à leur tour bénéficier d’une dérogation pour utiliser des pesticides à base de néonicotinoïdes pour lutter contre les mouches. Selon le ministre de l’Agriculture, il y a urgence à agir sur la jaunisse de la betterave pour sauver le secteur qui en France, premier producteur de sucre européen, concerne 46.000 emplois.

  • Coquelicots Besançon : Rendez-vous le 4 septembre 2020 à Besançon - 18h30

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Nature

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