Marie-Guite Dufay contre la suppression des CESER

Publié le 27/03/2025 - 14:27
Mis à jour le 27/03/2025 - 15:49

Dans le cadre de la loi sur la simplification de la vie économique, les députés se sont réunis lundi 24 mars 2025 et ont voté en commission la suppression du Conseil économique social et environnemental régional (CESER). La présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a souhaité réagir.

Marie-Guite Dufay © Alexane Alfaro
Marie-Guite Dufay © Alexane Alfaro

La présidente a débordé voulu rappeler "son attachement profond à l’existence des CESER", qui "constituent des lieux essentiels de l’expression des corps intermédiaires et de la société civile autour des sujets stratégiques de leur territoire".

"60 millions d’euros par an pour peu de résultats", Ian Boucard

"On propose de supprimer l’obligation qu’il y ait des CESER mais les région qui souhaiteront avoir un conseil consultatif pourront continuer à l’avoir" a indiqué Ian Boucard, député LR de la 1?? circonscription du Territoire de Belfort et président de la commission. Ce dernier a également ajouté que cette commission coûtait "60 millions d’euros par an pour peu de résultats" : "Ils produisent des rapports que les élus ne lisent pas forcément (…) l’utilité est quasi inexistante", a-t-il mentionné.

Ce n’est pas l’avis de Marie-Guite Dufay qui précise que des CESER découle une "démocratie locale constituée autour des forces vives joue en effet un rôle majeur dans l’équilibre de la vie démocratique de notre pays".

Enfin, le Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté se dit "particulièrement attaché au travail mené en lien avec le CESER, et a toujours porté une attention soutenue à ses avis et recommandations dans la construction des politiques publiques régionales".

Aussi, Marie-Guite Dufay déplore cet amendement qui, sous couvert d’économie, "attaque durement la démocratie locale et la décentralisation".

"Marie-Guite Dufay défend le bidule coûteux et non-élu" selon le Rassemblement national 

Dans un communiqué, le groupe du Rassemblement national Bourgogne Franche-Comté écrit : "Il y a de quoi s’étonner de voir Marie-Guite Dufay et la gauche défendre, à travers les CESER, la « démocratie locale et la décentralisation », alors que ces assemblées sont nommées, non élues, non représentatives des territoires, et composées en grande partie de représentants d’associations ou de syndicats très politisés : Ligue de l’Enseignement, CGT, CFDT, UNSA, France Nature Environnement, pour ne citer que ceux qui occupent la présidence et les vice-présidences du CESER de Bourgogne-Franche-Comté. C’est aussi une chambre parallèle pour recaser les colistiers de gauche qui n’ont pas été élus au Conseil régional." 

Selon les élus RN, "le CESER est un organisme coûteux et inutile, surtout dans un contexte de rareté de l’argent public. En six ans, il a produit 175 avis sur les rapports soumis par l’exécutif aux conseillers régionaux, souvent publiés la veille des séances plénières, ce qui rend ces avis totalement inopérants aux travaux du Conseil régional. À cela s’ajoutent 6 contributions et 18 saisines ou autosaisines, soit un total de 33 textes par an, pour un coût annuel de 1,5 million d’euros, dont 1,3 million consacré aux seules indemnités et frais de mission. Cela revient à 45 000 euros par texte ou avis produit."

Le Rassemblement National se félicite donc de l’adoption de cet amendement "supprimant ce comité obsolète. Chaque année, le groupe RN du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté en propose la suppression, face au parti unique — du PCF aux LR — qui refuse de s’y rallier. Avec cet amendement, il est temps d’aller au bout de la logique et de supprimer cette assemblée non élue et aux privilèges injustifiables."

Politique

Blocage des lycées : Julien Odoul (RN) demande une réunion de crise après les incidents

Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Département du Doubs : la majorité départementale affiche ses priorités, des pompiers aux collèges

Réunis lundi 28 septembre 2026 en assemblée départementale, les élus de la majorité ont notamment annoncé une hausse d’au moins 5 % de la contribution au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) pour le prochain budget. Jeunesse, protection de l’enfance, restauration scolaire et rénovation des collèges figuraient également à l’ordre du jour.

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.1C°
ciel dégagé
le 05/10 à 23h00
Vent
2.01 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
85 %

Sondage