Le SMA représente un large éventail de structures : festivals, salles de concerts, dont les salles labellisées SMAC par l’État, producteurs de spectacles, producteurs de disques (labels), centres de formation, radios, ainsi que des fédérations et réseaux.
Ces entreprises, ”indépendantes et majoritairement associatives”, ont pour point commun ”d’oeuvrer en faveur de l’intérêt général et de la diversité”. Elles soutiennent ”l’expression des artistes et des personnes et l’accès d’un plus grand nombre aux démarches artistiques” et ”revendiquent une lucrativité limitée”, explique le syndicat dans un communiqué. Il souligne également que ”pour la plupart d’entre elles, les structures que nous représentons au SMA entretiennent des liens avec la puissance publique, à commencer par les communes”.
Les communes, premier financeur de la culture
Le SMA rappelle le rôle central du bloc communal dans le financement culturel. ”Le bloc communal est en effet, et de loin, le premier financeur de la culture : plus de 80 % des dépenses culturelles des collectivités territoriales proviennent des EPCI et des communes”, indique-t-il.
En 2023, les communes consacraient 7,6 % de leurs budgets totaux à la culture. Sur un total d’environ 15,1 milliards d’euros de subventions publiques engagées pour la culture (10,7 milliards d’euros des collectivités territoriales et 4,4 milliards de l’État), ”les communes et intercommunalités ont contribué à hauteur de 8,7 milliards, donc de 32 %”.
Au-delà des financements, les collectivités sont aussi propriétaires ou partenaires d’équipements. ”Dans certains cas, les salles de concert ont été construites par la commune ou l’agglomération qui en sont toujours propriétaires.” De même, ”les festivals prennent parfois place dans l’espace public et nécessitent une autorisation de la part de la commune pour se tenir”, rappelle le SMA.
Un questionnaire adressé aux partis et à 13 communes
”Conscient de ce lien fort que nos adhérents entretiennent avec le bloc communal et en vue des prochaines élections municipales”, le SMA a décidé ”de questionner les différents partis politiques au niveau national”. Il estime que ”depuis les dernières échéances municipales de 2020, bon nombre de sujets ont évolué” et souhaite interroger les formations politiques ”sur la ligne qu’ils comptent tenir en termes de politique culturelle, et plus particulièrement sur les sujets propres aux musiques actuelles”.
”Nous nous sommes entretenus et avons recueilli les propositions d’un certain nombre d’entre eux”, indique le syndicat : Génération·s, Horizons, La France insoumise (LFI), Parti communiste français (PCF), Parti socialiste (PS), Les Écologistes et Renaissance. Le Mouvement démocrate (MoDem) a répondu favorablement à la demande d’entretien mais n’a pas transmis de réponses écrites au questionnaire, qui ne sont donc pas présentées. D’autres formations politiques d’envergure nationale, comme Les Républicains (LR), Rassemblement national (RN) et Union des droites pour la République (UDR), ont également été interrogées et relancées, sans donner suite.
Pour compléter cette analyse et disposer d’une vision plus proche du terrain, le SMA a par ailleurs retenu un échantillon de 15 communes ”aux caractéristiques variées (taille, localisation)” : Besançon, Bobigny, Bolbec, Bordeaux, Laval, Le Havre, Lyon, Marseille, Mulhouse, Paris, Roubaix, Saint-Brieuc, Toulon, Toulouse et Tours.
Les sujets évoqués dans le questionnaire portent notamment sur ”les budgets alloués à la culture”, ”l’action culturelle”, ”l’équilibre territorial”, ”le travail avec le tissu indépendant local” et ”la liberté de création”, avec ”un angle spécifiquement tourné vers les musiques actuelles”.
- L'intégralité des réponses des partis à consulter ici : workdrive.zohopublic.eu


