Policier tabassé à Belfort : trois nouveaux suspects en garde à vue

Publié le 07/10/2026 - 16:19
Mis à jour le 07/10/2026 - 16:18

Trois mineurs soupçonnés d’avoir participé à l'agression d'un policier en marge du mouvement lycéen à Belfort ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi 7 octobre 2026, alors que deux autres suspects sont déjà mis en examen dans cette affaire, a indiqué le parquet.

Paul-Édouard Lallois. © Élodie R.
Paul-Édouard Lallois. © Élodie R.

Les trois jeunes, âgés de 16 et 17 ans, "sont suspectés d'avoir participé directement aux violences sur le commandant de police" roué de coups vendredi, a précisé à l'AFP le procureur de Belfort Paul-Édouard Lallois.

Ils ont "logiquement été interpellés à la suite des investigations bien entamées ce week-end" et placés en garde à vue dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour violences aggravées - par la réunion et la dissimulation des visages - sur un fonctionnaire de police, lors de manifestations sur la voix publique, a-t-il ajouté.

Vendredi, le chef départemental des renseignements territoriaux a été violemment frappé par plusieurs personnes après une tentative d’interpellation mouvementée sur les berges d'un ruisseau. La vidéo de cette agression a été diffusée sur les réseaux sociaux. Il venait d'interpeller un lycéen suspecté d'être l'auteur de jets de projectiles et de feux de poubelles, lorsqu'il a été mis à terre et frappé au sol, recevant plusieurs coups de poings et de pieds au niveau du visage.

Il a été hospitalisé après avoir brièvement perdu connaissance et présentait plusieurs plaies au visage, selon M. Lallois.

Déjà deux lycéens mis en examen

Deux autres lycéens, âgés de 15 et 17 ans, ont déjà été mis en examen dimanche pour "violences volontaires aggravées" dans le cadre de cette instruction. Le plus jeune a été placé sous contrôle judiciaire et le plus âgé a été incarcéré. Son avocat, Arié Alimi, a fait appel de ce placement en détention provisoire. Cet appel sera examiné le 14 octobre par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon.

Le lycéen incarcéré était celui que le policier avait brièvement interpellé vendredi, avant qu'il ne s'enfuie et revienne lui donner des coups de pieds au sol, avait indiqué le procureur Lallois.

Ce jeune homme a déposé plainte pour "tentative de meurtre" contre le policier et sa hiérarchie, en indiquant que le fonctionnaire de police "lui avait maintenu la tête sous l'eau", dans un petit ruisseau, lors de son interpellation.

Une enquête pour "tentative de meurtre" a été ouverte et confiée à l'inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices"), a annoncé mercredi le parquet de Vesoul auprès duquel cette procédure a été dépaysée.

(AFP)

Mouvement des lycéens 2026

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

Alors que les mouvements lycéens suscitent des tensions dans de nombreux établissements en France, le député de la première circonscription du Doubs, et enseignant de formation, Laurent Croizier, appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Lors d’une question au gouvernement adressée au ministre de l’Éducation nationale, le parlementaire a demandé l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France. Objectif : permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les établissements.

À Besançon, les représentants lycéens reçus par le recteur : ”On est contents, on a été très écoutés”

Après plus de deux semaines de mobilisation dans plusieurs établissements bisontins, cinq représentant(e)s lycéens ont été reçus mercredi 7 octobre 2026 au rectorat de Besançon par Pierre Moya, recteur de l’académie. L’entretien, qui s’est déroulé de 9 h 30 à 10 h 45, s’est tenu dans un climat décrit comme cordial et respectueux par les élèves. À la sortie de l’audience, ceux-ci se disent satisfaits d’avoir pu exposer directement leurs revendications, tout en soulignant que les réponses attendues relèvent désormais du niveau national.

Colère lycéenne : les jeunes maintiennent la pression, un rendez-vous avec le recteur mercredi

Après la manifestation de mardi 6 octobre, les lycéens mobilisés poursuivent leur mouvement ce mercredi. À Pasteur, comme d'autres lycées bisontins, l'établissement est bloqué et une assemblée générale se tient ce matin pour décider des prochaines actions. De plus, un entretien avec le recteur de l'Académie de Besançon est également prévu.

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Mouvement lycéen : plusieurs milliers de manifestants déambulent dans le calme à Besançon

La nouvelle mobilisation lycéenne a débuté ce mardi 6 octobre à Besançon. Le rassemblement a pris forme dès 10 heures au parc des Glacis, avant un départ en déambulation en direction du centre-ville. À 11h45, plusieurs milliers de personnes étaient réunies, selon les observations de notre journaliste sur place. Au total, ils étaient 4500 réunis à Besançon selon le décompte de la CGT.

Faits Divers

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.84C°
légère pluie
le 07/10 à 17h00
Vent
1.36 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
88 %

Sondage