Les trois jeunes, âgés de 16 et 17 ans, "sont suspectés d'avoir participé directement aux violences sur le commandant de police" roué de coups vendredi, a précisé à l'AFP le procureur de Belfort Paul-Édouard Lallois.
Ils ont "logiquement été interpellés à la suite des investigations bien entamées ce week-end" et placés en garde à vue dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour violences aggravées - par la réunion et la dissimulation des visages - sur un fonctionnaire de police, lors de manifestations sur la voix publique, a-t-il ajouté.
Vendredi, le chef départemental des renseignements territoriaux a été violemment frappé par plusieurs personnes après une tentative d’interpellation mouvementée sur les berges d'un ruisseau. La vidéo de cette agression a été diffusée sur les réseaux sociaux. Il venait d'interpeller un lycéen suspecté d'être l'auteur de jets de projectiles et de feux de poubelles, lorsqu'il a été mis à terre et frappé au sol, recevant plusieurs coups de poings et de pieds au niveau du visage.
Il a été hospitalisé après avoir brièvement perdu connaissance et présentait plusieurs plaies au visage, selon M. Lallois.
Déjà deux lycéens mis en examen
Deux autres lycéens, âgés de 15 et 17 ans, ont déjà été mis en examen dimanche pour "violences volontaires aggravées" dans le cadre de cette instruction. Le plus jeune a été placé sous contrôle judiciaire et le plus âgé a été incarcéré. Son avocat, Arié Alimi, a fait appel de ce placement en détention provisoire. Cet appel sera examiné le 14 octobre par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon.
Le lycéen incarcéré était celui que le policier avait brièvement interpellé vendredi, avant qu'il ne s'enfuie et revienne lui donner des coups de pieds au sol, avait indiqué le procureur Lallois.
Ce jeune homme a déposé plainte pour "tentative de meurtre" contre le policier et sa hiérarchie, en indiquant que le fonctionnaire de police "lui avait maintenu la tête sous l'eau", dans un petit ruisseau, lors de son interpellation.
Une enquête pour "tentative de meurtre" a été ouverte et confiée à l'inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices"), a annoncé mercredi le parquet de Vesoul auprès duquel cette procédure a été dépaysée.
(AFP)


