Initiée quelques jours plus tôt, l’opération invite les automobilistes à photographier le montant de leur plein et à partager ces images par SMS, par mail ou sur les réseaux sociaux avec le hashtag dédié. Des milliers de clichés de tickets de caisse et de compteurs de pompe ont été diffusés, transformant l’initiative en phénomène viral.
Selon l’association, cette mobilisation reflète le mécontentement croissant des conducteurs face à la hausse du coût des carburants.
Une initiative présentée comme un ”thermomètre” du pouvoir d’achat
En quelques jours, l’opération s’est transformée en ce que l’association qualifie de ”thermomètre national du pouvoir rouler”. Les images diffusées montrent des prix dépassant fréquemment les 2 euros le litre et des pleins pouvant atteindre 90, 100 voire 120 euros.
Pour Philippe Nozière, président de l’association, la visibilité du hashtag sur les réseaux sociaux traduit un malaise plus large : ”Quand un hashtag consacré au prix du carburant devient l’un des sujets les plus discutés du pays, cela signifie une chose très simple : les Français n’en peuvent plus. Derrière chaque photo publiée, il y a un salarié qui doit aller travailler, un artisan qui doit se déplacer, une famille qui doit vivre.”
La fiscalité au cœur des critiques
L’association souligne que, selon elle, la fiscalité constitue une part majeure du prix payé à la pompe. Elle cite notamment la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et la TVA appliquée sur l’ensemble du prix, y compris sur cette taxe.
Pour Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes, la mobilisation en ligne dépasse le simple phénomène sur les réseaux sociaux : ”ce Top Tweet n’est pas une anecdote numérique. C’est un cri collectif. Les Français montrent noir sur blanc ce que leur coûte la fiscalité sur les carburants. Quand un plein devient un sujet de tendance nationale, c’est que la situation est devenue insoutenable.”
L’association estime que la mobilité quotidienne des conducteurs est devenue ”une variable d’ajustement budgétaire” pour les finances publiques.
Une opération appelée à se poursuivre
Face à l’ampleur prise par l’initiative, l’association encourage les automobilistes à continuer de participer à l’opération ”Balance ton plein”. Les conducteurs sont invités à photographier le montant de leur plein ou leur ticket de caisse puis à transmettre l’image par SMS, par courriel ou à la publier sur les réseaux sociaux avec le hashtag #balancetonplein.
Pierre Chasseray conclut en évoquant les revendications de l’organisation : ”Les Français ne demandent pas un hashtag, ils demandent une baisse des taxes à la pompe. C’est précisément le sens de la proposition de loi que nous avons adressée à l’ensemble des parlementaires afin de rendre transparente la fiscalité sur les carburants et d’en réduire le poids. Le gouvernement doit maintenant entendre ce message : les automobilistes n’en peuvent plus.”


