SolMiRé dénonce une "mise à la rue d'enfants étrangers par le Département du Doubs"

Publié le 19/11/2025 - 16:47
Mis à jour le 19/11/2025 - 17:03

VIDÉOS • À la veille de la Journée internationale du droit des enfants, les membres du collectif SolMiRé se sont réunis ce mercredi 19 novembre 2025 place Pasteur à Besançon afin d’exprimer leurs vives inquiétudes à l’approche de l’hiver. 

Ils étaient un peu plus d’une soixantaine à avoir bravé le froid ce mercredi pour répondre à l’appel du collectif Solidarité Migrants Réfugiés (SolMiRé).

Réunis aux côtés de la Coordination nationale des mineurs isolés en lutte et du comité de lutte des professionnels des secteurs social et médico-social, les organisateurs ont dénoncé "une mise à la rue d'enfants étrangers par le Département du Doubs" via des "pratiques d’évaluation expéditives et inhumaines " opérées par le service d'évaluation des mineurs non accompagnés.

Ils alertent également sur le fait que les jeunes déboutés par cette évaluation ne reçoivent leur rapport d'évaluation que des semaines plus tard après la décision du Département et ce, alors même qu'ils sont pourtant accompagnés par des associations. Ce rapport étant pourtant "indispensable pour le jeune afin de faire valoir son droit de recours devant le juge pour enfants". Une situation qui pousse les jeunes à rester à Besançon, "en situation d'errance totale sans repère, ni solution", ajoute encore l'une des membres du collectif SolMiRé. Bien souvent perçus "comme des dangers", le collectif a rappelé que c'est "précisément leur situation de précarité qui les met en danger".

SolMiré a également appelé à "combattre les mesures et lois anti-immigration" afin de permettre entre autres "un logement digne pour toutes et tous" et est également favorable à une "demande de reconnaissance de minorité d’office" du Département. Dans notre vidéo, Gilles Tissot, membre de l’association SolMiRé Besançon, nous explique tout cela plus en détail.

Une cagnotte en ligne pour financer les dépenses liées à la scolarité des jeunes

Le collectif accueille en ce moment 37 jeunes et arrive à saturation de ses moyens. Petite victoire, les jeunes actuellement pris en charge sont tous scolarisés, mais Marion, membre de SolMiRé, a alerté sur une baisse "drastique" des fonds sociaux dans les lycées permettant notamment de prendre en charge les frais liés à la scolarité des jeunes. Inquiète, SolMiRé a donc lancé une campagne de financement en ligne dans le but de réunir 16.000€. "Ce n’est pas rien" a commenté Marion qui rappelle que la campagne "1 repas 1 lit" termine mi-janvier et qu'elle permettra de financer la cantine et l’hébergement des jeunes pris en charge par le collectif. 

Social

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

VIDÉOs • Après une première mobilisation le 17 octobre 2026 d’environ 12.000 personnes et une seconde la semaine dernière qui a réuni quelque 4.500 personnes ce sont une nouvelle fois 4.500 personnes, au plus haut de la mobilisation selon la préfecture, qui se sont donné rendez-vous au parc des Glacis de Besançon dès 14h ce samedi 31 octobre 2026 pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère. Ceux-ci ont répondu à l’appel au rassemblement de l’intersyndicale FO, Solidaires, CGT et FSU.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de l' "Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution ou parking Battant, ces derniers ont répondu à l’appel au rassemblement du PCF au parc des Glacis.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

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