"Des automobilistes ont pu constater la pose d'un autocollant ouvertement antisémite sur la pompe à essence d'une station-service de Besançon, imputant la hausse du prix de l'essence à Israël et associant une image caricaturale directement inspirée des clichés portés par la propagande nazie ou vichyste", entame dans son communiqué la Licra qui dénonce un antisémitisme "latent et paradoxalement exacerbé depuis les massacres du 07 octobre".
"Il ne s'agit plus d'un simple tag ou d'un propos détourné"
La Licra poursuit en expliquant qu’il ne "s’agit plus d'un simple tag ou d'un propos détourné", mais "d’une action concertée qui a nécessité de commander la fabrication d'autocollants abjects, puis de se les faire livrer".
Enfin, l’association souhaite que cet acte "ne reste pas impuni" et que ses auteurs soient "identifiés et sanctionnés" : "De tels agissements ne doivent pas à nouveau s'étaler à la vue de tous, et attenter ainsi à la dignité humaine et en particulier des Bisontins de confessions juives, que nous assurons de notre total soutien".
Aussi, la Licra section Besançon Franche-Comté entend réagir fermement et "sollicite l'ouverture d'une information judiciaire et se réserve la possibilité de déposer plainte auprès du procureur de la république".
Laurent Croizier, député du Doubs, a édité un communiqué dans lequel il dénonce également cet autocollant : "À la veille de la commémoration du 8 mai 1945, cette affiche insulte la mémoire des victimes de la Shoah et de ceux qui ont combattu la barbarie nazie. Le gérant de l’établissement tient à la disposition de la justice les images issues de son dispositif de vidéoprotection. Je compte sur la justice pour apporter une réponse ferme", a-t-il précisé.


