L’ASPAS délégation 25 note une "baisse constante de l’évolution des chamois" : "1.396 chamois ont été ‘comptés' en 2023 par exemple et 1.140 comptés en 2024, soit baisse de près 20 % sur une seule année", relève l’ASPAS qui affirme qu’il n’y a "aucune légitimité écologique et environnementale à tuer des chamois dans le Doubs, comme proposé par Préfecture/ DDT et FDC" : "les chamois sont des mammifères emblématiques du massif jurassien, dont l’impact agricole ou forestier est anecdotique compte-tenu des faibles populations", martèle l’association.
1.500 chamois dans le Doubs selon l’association
"On peut raisonnablement estimer à ce jour une population de l’ordre de 1500 chamois dans le Doubs ( à mettre en perspective avec 200.000 bovins domestiques ), avec un taux de croissance annuel d’environ 15 % (hors chasse et maladie) , et un taux naturel et légitime de prédation lynx - animal emblématique et protégé du Doubs- de 5 à 10 % des effectifs en présence: les destruction artificielles de chamois détruisent les grand équilibres naturels dans les écosystèmes du Doubs", précise-t-elle.
Concernant l’argument d’une "activité de loisir récréative" pour légitimer de tuer des centaines de chamois chaque année dans le Doubs "n’est par ailleurs pas recevable au niveau sociétal en 2026", pour l’association qui rappelle que "sur les cinq dernières années les propositions d’abattage maximum de chamois - permis de tuer - proposé par DDT / Préfecture ont été de 3350 chamois".
Aussi, l’ASPAS demande moratoire de trois années minimum au préfet du Doubs.


