Les individus ont pu être identifiés lors d’une opération de surveillance d’un point de vente de produits stupéfiants situé rue Hector Berlioz à Besançon.
En début de soirée, des policiers de la BAC ont identifié le premier protagoniste comme étant le vendeur. Ce dernier effectuait des allers-retours entre des garages en sous-sol et un appartement situé au troisième étage d’un immeuble.
Un véhicule avec à son bord un couple d’acheteurs est venu se stationner non loin de l’immeuble. Le vendeur les a rejoints pour procéder à un échange "stupéfiants contre argent" observés les policiers postés en surveillance.
Le vendeur, en possession de 160€, a été aussitôt interpellé et placé en garde à vue. Les acheteurs ont quant à eux été auditionnés librement. 26 g d’héroïne et 1 g de cocaïne ont été trouvés en leur possession.
Près de 800 g de stupéfiants saisis
D’autres policiers sont alors intervenus dans les parties communes d’un immeuble pour appréhender un individu qui venait de sortir de l’appartement ciblé. À la vue de la police, l’homme se serait aussitôt délesté d’un pochon de cocaïne et d’un autre d’héroïne. Âgé de 23 ans, il a, à son tour, été placé en garde à vue.
La perquisition menée au domicile a permis la saisie par la police de 320 grammes de résine de cannabis, 65 grammes d’herbe de cannabis, 34 grammes de cocaïne, 106 grammes d’héroïne, 232 grammes de kétamine ainsi que la somme de 915 euros. La somme de 155 euros était également saisie sur l’un des interpellés.
Un troisième individu, présent dans l’appartement, a également été interpellé avant d’être finalement mis hors de cause.
Durant leur garde à vue, le mis en cause sortant de l’appartement a reconnu être à la tête du trafic auquel il participait depuis un mois, tandis que le revendeur a reconnu exercer cette activité depuis deux jours. Des éléments corroborés par l’exploitation de la téléphonie, d’après les policiers.
Sursis probatoire
À l’issue des auditions, le vendeur âgé de 19 ans a été placé sous sursis probatoire pendant deux ans. Ce dernier comprend des travaux d’intérêt général (TIG), une obligation de soins addictologiques, une interdiction de séjour à Besançon pendant deux ans.
Le plus âgé a quant à lui été condamné à 15 mois dont 8 sous sursis probatoire de 2 ans comprenant TIG, soins addictologiques et interdiction de séjour à Besançon durant deux ans. Leurs téléphones ont également été confisqués, puisque considérés comme "instrument du délit" par la police.


