L’audience solennelle du tribunal judiciaire de Besançon s’est tenue devant les magistrats, le personnel de la juridiction, ainsi que les représentants des services de l’État, le maire de Besançon, ainsi que plusieurs élus et représentants des forces de l’ordre et de l’armée.
Lors de cette dernière, ont été présentés :
- Mme Louise Barba, vice-présidente chargée de l’application des peines
- Mme Anne-Laure Guichard-Cazeneuve, vice-présidente
- Mme Sarah Revy, juge d’application des peines
- Mme Isabelle Rollet, vice-procureure de la République
- Mme Laura Osellame, substitut du procureur de la République
- Mme Mélanie Invernizz, greffière titularisée
- Mme Laura Chenais, M Bryan Hanriot et Mme Lattiia Tavernier, adjoints administratifs

Sandrine Batalla, présidente du tribunal judiciaire de Besançon, a souhaité la bienvenue aux nouveaux magistrats et a insisté sur le symbole qu’ils représentent : "Avant d’être juge d’application des peines, vice-président, substitut, procureur et magistrat honoraire, tous sont d’abord membres du tribunal judiciaire (…) une juridiction tient sa force de ses capacités de solidarité et de cohésion", a-t-elle précisé.
La présidente a également axé son propos sur le bouleversement des modes de travail. Si les outils numériques devant être déployés ne le pas encore complètement au TJ, elles peuvent "morceler certains processus" d’où l’importance de solidarité au sein de la juridiction.
Aussi, elle a indiqué espérer compter 25 magistrats au siège à l’horizon 2027 et a reconnu que des moyens supplémentaires avaient été alloués depuis 2023. En précisant toutefois que "des tensions sont présentes dans toutes les catégories professionnelles", a souligné Sandrine Batalla.
Le tout sans oublier le besoin de "s’approprier l’intelligence artificielle" et de ne "laisser personne en chemin" afin de gagner "en qualité et en efficacité".
"Nous n’avons pas choisi ce métier pour ignorer les victimes, mais parce que nous voulons leur rendre justice", procureur de la République.
De son côté, Cédric Logelin, le procureur de la République, a souhaité redonner quelques chiffres afin de rappeler la charge de travail à laquelle les magistrats doivent faire face.
De janvier à août 2026, le TJ a vu une augmentation de 45 % du nombre de personnes qui ont fait l’objet d’une comparution immédiate et à délai différé (139 en 2025 à 202 en 2026). Le nombre de personnes présentées au parquet en vue d’une procédure de plaider-coupable a augmenté de 54 %. Les saisines des juges d’instruction ont augmenté de 66% sur la même période.
Et d’ajouter, à propos des attaques que certains magistrats ont pu subir : "Aucun magistrat ne se lève le matin en se demandant quel criminel il va pouvoir libérer ou quel dossier il va pouvoir mettre en dessous de la pile (…) Nous n’avons pas à choisir ce métier pour ignorer les victimes, mais parce que nous voulons leur rendre justice", a affirmé le procureur en rappelant que 450 procédures d’infractions sexuelles sur mineur avaient été réexaminées cet été.


