Un des Meilleurs Apprentis Bouchers de France a réuni, pendant 2 jours de compétition, 23 apprentis bouchers de moins de 24 ans, leurs maîtres d’apprentissage et CFA venus des quatre coins du pays, ainsi que 14 jurés professionnels pour récompenser les trois meilleurs apprentis bouchers de France. “La passion, la rigueur et la créativité n’ont pas d’âge. Les 23 finalistes du concours Un des Meilleurs Apprentis Bouchers de France 2026, âgés de 16 à 20 ans, en sont la preuve éclatante. Qualifiés au terme d’épreuves départementales et régionales, ils témoignent du remarquable vivier de futurs artisans bouchers dont dispose notre pays”, témoigne Jean-François Guihard, président de la CFBCT- Confédération Française de la Boucherie, Boucherie-Charcuterie, Traiteurs.
L’événement a été organisé par la CFBCT, organisation professionnelle dont la mission principale est d’accompagner les 18 000 artisans bouchers, bouchers-charcutiers, traiteurs dans leur quotidien, tout en assurant une proximité avec les professionnels du secteur, en collaboration avec le Syndicat des Bouchers-Charcutiers du Morbihan et la CMA de Bretagne.
Un apprenti régional
La région était cette année défendue par Sacha Dole Bassen, 17 ans, originaire de Pont-de-Poitte dans le Jura et formé à la boucherie Debouche Frères à Pont-de-Poitte. À l’issue des épreuves, Sacha Dole Bassen s'est classé 11e ex æquo au niveau national. “J’aime travailler la viande et la valoriser. C’est un métier très minutieux qui m’épanouit énormément. C’est mon premier concours et si tout se passe bien, si je me sens bien, j’aimerais en faire beaucoup d’autres”, avouait le candidat avant le début des épreuves.
Un concours exigent
Pendant deux jours de compétition, les apprentis finalistes ne pouvaient compter que sur leurs connaissances et le savoir-faire acquis pendant leur formation : ni téléphone, ni contact avec leurs proches n’étaient autorisés. Les candidats ont ainsi été évalués sur leur maîtrise des techniques de désossage, de découpe, de parage, de ficelage, de présentation et de décoration des viandes. Au-delà de la performance, c’est l’apprentissage qui était au cœur de ce concours, en tant que “pilier essentiel de la transmission des savoir-faire d’exception de la découpe bouchère à la française”. Un savoir-faire inscrit depuis 2024 au patrimoine culturel immatériel français.
À l’issue du concours, le titre de meilleur apprenti boucher France a été décerné aux trois premiers candidats de la compétition : Aaron Doré, Firmin Martin (Ille-et-Vilaine) et William Aurioux-Floiras (Île de France). Le jury chargé d’évaluer les candidats était composé de 14 artisans bouchers, présidents de fédérations départementales, Meilleurs Ouvriers de France, formateurs en CFA et maîtres d’apprentissage. Selon Éric Leboeuf, co-président du jury et Meilleur Ouvrier de France : “Ce concours représente l’essence même de notre métier : le geste juste, le respect du produit et la transmission d’une génération à l’autre. Le rôle des jurés est d’évaluer avec exigence, mais aussi de porter un regard bienveillant sur une relève prometteuse. Ces jeunes incarnent déjà la boucherie de demain.”


