Vingt-sept militaires se forment au métier de contrôleurs avancés d’appui aérien sur le camp de Valdahon

Publié le 21/07/2026 - 17:54
Mis à jour le 24/07/2026 - 09:22

VIDÉO • Les riverains des communes alentour de Valdahon vont entendre passer de nombreux Rafale et Mirage 2000 jusqu’au 31 juillet 2026. Vingt-sept JTAC, de l’anglais "Joint Terminal Attack Controller" ou "contrôleurs avancés d’appui aérien", sont actuellement formés sur le camp militaire de Valdahon. Zoom sur un métier hors du commun.

Le trafic aérien sera plus dense de 9h00 à 16h00 jusqu’au 31 juillet 2026. Des avions civils décollent de Besançon, des Rafale de Nancy et des Mirage 2000 de Saint-Dizier.

À ne pas confondre avec les aiguilleurs du ciel, les JTAC parlent, eux, directement avec les avions de chasse déployés sur les terrains de guerre. Ils commandent ainsi leurs frappes en temps réel.

Sur le terrain, ils sont soit positionnés dans un commandement extérieur, ce qui leur permet de diriger à distance les opérations aériennes, soit sur place pour décider de la stratégie à adopter (notamment en début de mission). Ils sont alors accompagnés de quatre à six opérateurs qui disposent d’un matériel technologique permettant de déterminer les stratégies à adopter (à l’aide de radios logicielles, lampes tactiques infrarouge, récepteurs vidéos).

©

Des ateliers pratiques de Valdahon à Pierrefontaine-les-Varans en passant par la Vallée de la Loue

Jusqu’au 31 juillet, ce sont 27 militaires (dont 10 Allemands et 15 Français) qui suivent des ateliers pratiques à Valdahon mais aussi à Pierrefontaine-les-Varans ou encore dans la Vallée de la Loue. "On va avoir de l’appui aérien en zone urbaine, une patrouille motorisée, un environnement non-permissif et un guidage depuis un centre d’opération", nous explique le lieutenant-colonel Alexandre.

Une accréditation délivrée par l’OTAN depuis 2010

Tous les JTAC français et allemands sont formés en anglais par les instructeurs de la base aérienne 133 Nancy-Ochey. Ils peuvent intervenir partout dans le monde dans le cadre des interventions commandées par l’OTAN. Ils sont 45 à être formés chaque année.

Au total, ils effectuent huit semaines de formation : trois en cours théoriques à Nancy avec l’appui d’un simulateur, trois semaines d’apprentissage des techniques tactiques puis deux semaines où la mise en pratique des outils est requise. À l’issue, ils passeront une évaluation lors de laquelle il leur sera demandé de résoudre un problème au cours d’une mission au sol.

Être JTAC n’est "pas acquis à vie", précise le lieutenant-colonel. Tous les ans, les JTAC repassent une évaluation pratique et théorique. S’ils ne la réussissent pas, ils ne seront plus autorisés à parler à un avion à la radio.

Qui peut devenir JTAC ?

Celles et ceux qui sont entrés dans l’armée et qui justifient de plusieurs années de service en unité opérationnelle. La formation est ouverte aussi bien aux officiers et sous-officiers qu’aux militaires du rang.

Enfin, les JTAC peuvent aussi bien venir de l’armée de Terre que de l’Air ou de la Marine.

Société

À Besançon, une collecte gratuite de déchets électroniques ouverte aux entreprises le 26 novembre 2026

La CCI Saône-Doubs, le Sybert, Saint-Vit Informatique et Ecosystem organisent, le 26 novembre 2026 à Besançon, une opération de déstockage de déchets d’équipements électriques et électroniques. L’objectif : permettre aux entreprises de se débarrasser gratuitement de leur matériel informatique inutilisé, tout en favorisant son réemploi et sa valorisation. L'inscription est obligatoire.

Population, emploi, revenus : que révèlent les chiffres de l’Insee sur la Bourgogne-Franche-Comté ?

À l’occasion de la Journée européenne de la statistique, célébrée le 20 octobre, l’Insee Bourgogne Franche-Comté dresse, ce mardi, un panorama du territoire, de sa population et de ses évolutions économiques et sociales. Espérance de vie, vieillissement démographique, niveau de vie, emploi ou encore équipements de proximité... pour mieux comprendre les réalités régionales et les missions de la statistique publique.

À Besançon, Aline Vieille récompensée pour son engagement en faveur du compostage

La gérante de Trivial Compost à Besançon, figure parmi les trois lauréates de la première édition du Prix des dirigeantes de l’Économie sociale et solidaire (ESS) 2026. Distinguée dans la catégorie "Transition écologique" le 15 octobre 2026 à Paris, elle reçoit une dotation de 5 000 euros pour accompagner le développement de sa structure, spécialisée dans la collecte et la valorisation des biodéchets.

Sondage – Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après la mobilisation du 17 octobre ?

La manifestation du samedi 17 octobre à Besançon a rassemblé entre 9 500 personnes selon la préfecture du Doubs et 12 000 selon les syndicats. Le cortège s’est déroulé dans le calme jusqu’à son arrivée devant la préfecture, où des incidents sont survenus jusque tard dans la soirée au centre-ville. Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après cette journée de mobilisation ? C'est le sondage de la semaine.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Un chercheur bisontin explore une nouvelle piste pour expliquer la rotation des galaxies sans matière noire

À l’Institut FEMTO-ST, Jonathan Gillot développe une théorie qui propose de revoir le comportement de l’inertie lorsque les accélérations deviennent extrêmement faibles. Publiés en juillet 2026 dans The European Physical Journal C, ses travaux ouvrent une nouvelle voie de recherche pour comprendre certaines anomalies observées dans la dynamique des galaxies.

À Scey-sur-Saône, Sandrine Humbert donne une seconde vie aux vêtements

Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Risque routier dans le Doubs : le préfet signe une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte

Dans le cadre d’une action de prévention et de sensibilisation, la préfecture du Doubs en lien avec l’unité sécurité routière de la direction départementale des territoires, s’engage ce 13 octobre 2026 en signant une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte, regroupant près de 800 agents.

Illettrisme : quels sont les territoires les plus exposés en Bourgogne-Franche-Comté ?

Près d’un quart des habitants de 18 à 64 ans de Bourgogne-Franche-Comté vivent dans un territoire fortement exposé au risque d’illettrisme. Selon une étude de l’Insee publiée en octobre 2026, les zones rurales de l’Yonne, de la Nièvre et du nord de la région sont particulièrement concernées. Le périurbain dijonnais et la frontière suisse apparaissent davantage préservés.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.89C°
légère pluie
le 21/10 à 23h00
Vent
4.58 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
89 %

Sondage