8% des travailleurs francs-comtois sont pauvres

Publié le 22/10/2010 - 09:17
Mis à jour le 22/10/2010 - 09:17

Faible revenu d’activité lié au temps partiel et charges familiales sont à l’origine de la pauvreté d’un grand nombre de salariés. Ils étaient 30 000 dans cette situation en 2006 en Franche-Comté.

 ©
©

Comment est-il possible d’être pauvre tout en travaillant ou quand avoir un revenu ne met pas à l’abri de la pauvreté ? C’est pour essayer de comprendre ce phénomène que l’Insee et Egifip (Emploi, formation, insertion, groupement d’intérêt public) ont réalisé une étude sur «la pauvreté laborieuse».

Un phénomène qui progresse en Franche-Comté comme ailleurs. Dans la région, il y avait 8 % de travailleurs pauvres en 2006 (7 % au niveau national), soit 30 000 personnes dont 80 % sont salariés. «Chez les femmes, la pauvreté est fréquemment liée au travail à temps partiel et aux faibles revenus qui en découlent. Elles assument plus souvent seules la charge des enfants. Plus couramment titulaires d’un emploi stable, les hommes ne sont toutefois pas épargnés par la pauvreté. Lorsqu’ils sont travailleurs indépendants ou lorsqu’ils vivent en couple avec des charges familiales, leurs revenus ne parviennent pas nécessairement à hisser la famille au-dessus du seuil de pauvreté », relève l’étude de l’Insee qui précise que le seuil de pauvreté pour une personne seule était de 880 € et de 1848 € pour un couple avec deux enfants en 2006.

Même si la Franche-Comté se situe dans la moyenne des régions métropolitaines, le phénomène y est tout de même plus marqué que dans les régions limitrophes comme l’Alsace, la Bourgogne et Rhône-Alpes.

En 2006, les trois quarts des travailleurs pauvres de la région ont gagné moins d’un Smic, soit moins de 11 800 € annuels.

Outre le travail a à temps partiel, la composition de ménage influe énormément sur la situation sociale. « Le fait d’être en couple protège contre la précarité », note l’Insee. En effet, 15 % des familles monoparentales sont pauvres.

L’étude met également en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes, qui ont certes moins de charges familiales, mais sont souvent confrontés en début de parcours au temps partiel et à l’insuffisance de revenus qui en découle.

Les non-diplômés sont les plus touchés avec un taux de 13 %. Ce sont les diplômés de premier cycle (bac + 2) englobant des formations supérieures professionnalisantes qui s’en sortent le mieux avec un taux de pauvreté de seulement 2 %.

 

 

Social

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet propose un fonds de garantie pour soutenir les communes face aux immeubles dangereux

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet a déposé au Sénat une proposition de loi le 17 juillet 2026 visant à créer un fonds de garantie destiné à indemniser les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) lorsqu'ils doivent avancer des frais pour assurer la sécurité et la salubrité d'immeubles en lieu et place de propriétaires défaillants.

Hausse des frais de scolarité pour les étudiants non-européens : l’intersyndicale monte au créneau à Besançon

Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé en avril dernier la fin des exemptions de frais de scolarité différenciés pour les étudiants non-européens. Ce mois de juillet 2026, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNEF demande au président de l’université de ne pas appliquer le décret sur les droits d'inscription des étudiant(e)s étrangèr(e)s.

Grève à La Poste au centre-ville de Besançon : “Les factrices et facteurs n’en peuvent plus”

Après quatre jours de grève quotidienne de 59 minutes, de 11 h à 11 h 59, les factrices et facteurs de l'îlot Proudhon de La Poste à Besançon ne comptent pas mettre fin à leur mouvement. Leur objectif reste inchangé : obtenir une rencontre avec la direction afin d'exposer leurs difficultés et leurs revendications. Nous les avons rencontrés vendredi 26 juin.

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Deux réalisateurs bisontins portent la voix des enfants placés jusqu’au ministère du Travail et des Solidarités à Paris

Projeté dimanche 21 juin 2026 au ministère du Travail et des Solidarités, le documentaire Des ”K-Soss” comme vous dites, co-réalisé par Alexis Amiotte et Bertrand Vinsu, met en lumière la parole de quatre adolescents confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Présenté en présence de professionnels du secteur et de représentants institutionnels, le film s’attache à restituer le vécu des jeunes placés à travers leurs propres témoignages.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.88
peu nuageux
le 23/07 à 14h00
Vent
3.12 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
37 %

Sondage