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Le développement de sanctions alternatives visant à "responsabiliser" les élèves expérimentées en Côte d'Or

©roman - cliquez sur l'image pour agrandir

Distribuer des repas au Restos du Coeur ou aider des personnes âgées : treize établissements scolaires de Côte-d'Or et dix associations participent à une expérimentation pour développer les sanctions alternatives envers les élèves ayant des difficultés de comportement.

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"Avant le conseil de discipline, nous allons demander à l'élève d'analyser son comportement et nous allons lui proposer une démarche de restauration", a déclaré la directrice académique des services de l'éducation nationale de Côte-d'Or, Evelyne Greusard.

L'élève sanctionné aura la possibilité de travailler au maximum vingt heures avec une des dix associations signataires de la convention avec l'Education nationale, dont La Croix-Rouge, Prévention MAIF, le Secours Populaire ou encore les Restos du Coeur. Huit collèges et cinq lycées du département sont concernés par ce projet.

De nombreuses exclusions définitives en 2012-2013

Durant l'année scolaire 2012-2013, 82 conseils de discipline s'étaient tenus dans les établissements publics de Côte-d'Or. 70% avaient donné lieu à une exclusion définitive de l'élève et sept mesures de responsabilisation avaient été prononcées.

"L'idée de l'expérimentation est d'augmenter les mesures alternatives et d'évaluer les résultats sur un an", a ajouté Mme Greusard. Pour la présidente des Restos du Coeur de Côte-d'Or, Claire Cornet, il s'agira de faire "du cas par cas" avec chaque jeune. "Il pourra préparer des commandes pour la distribution de repas ou bien ce pourra être une sensibilisation aux difficultés de l'autre, pour que ça lui apporte un autre regard", a-t-elle dit.

"Il s'agit de faire en sorte que l'exclusion soit vraiment le dernier recours"

Dans ce projet, figurant parmi les initiatives innovantes sur le plan national, "il s'agit de faire en sorte que l'exclusion soit vraiment le dernier recours", a déclaré le recteur de l'académie de Dijon, Denis Rolland. "L'école doit être un facteur d'insertion", a-t-il poursuivi, estimant que les "difficultés de comportement", observées auparavant dans les classes de 4e et 3e, étaient désormais constatées dès la 5e voire la 6e.

(Source : AFP)

Alexane

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