En 2025, Kéolis Besançon Mobilités a recensé 48 accidents de personnes (28 pour les tramways et 20 pour les bus). Il s’agit d’accidents déclenchés à l’intérieur d’un transport en commun par un freinage d’urgence, ou en voulant éviter une personne ou un véhicule extérieurs.
Un constat qui peut s’expliquer, pour Laurent Sénécat, directeur chez Keolis Besançon Mobilités, par l’inattention à l’abord des transports en commun, mais aussi par la multiplicité des usagers de la voirie (piétons, cyclistes, trottinettes).
"Un quart des accidents dans le Doubs découlent d’une inattention", indique Stéphane Prat, responsable de l’unité de sécurité routière à la DDT du Doubs.
Un bus pour voir les angles morts et un jeu pour tester sa réactivité
Ce mercredi, un bus Ginko a été installé place de la Révolution afin de permettre aux passants de se mettre à la place d’un chauffeur de bus. Le but ? Identifier ses angles morts.

La sécurité routière a, quant à elle, mis en place un "distracteur". Nous nous sommes prêtés au jeu.

Devant nous, quatre couleurs. Samuel Chardenot, IDSR, nous a demandé d’appuyer le plus vite possible sur l’une d’elles. Il nous a ensuite fait lire puis écrire un SMS et appuyer à nouveau sur une couleur. Le constat est clair : moins d’une seconde au premier essai et 1,8 seconde au second. "A 50 km/h, deux secondes, c’est parcourir 28 mètres", nous a précisé Luc Defrasne, chargé d’observation au département de la sécurité routière à la DDT du Doubs.
Et d’ajouter : "le risque est 23 fois plus important d’avoir un accident lorsque l’on envoie un SMS. Tout comme l’esprit est dans la conversation au téléphone et non focalisé sur le route".
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En 2025, le Doubs a connu 33 accidents impliquant des trottinettes. 13 % des conducteurs n’ont pas 14 ans. Les accidents se produisent pour 95 % en agglomération et 8 fois sur 10 avec un tiers (données fournies par la Sécurité Routière).


