Le bassin d'alimentation de la source d'Arcier, qui alimente en eau potable environ 60.000 personnes du territoire, est traversé par la RN57, située également à proximité du marais de Saône. En 2023 déjà, une première alerte avait été transmise aux services de l’État sur un potentiel risque de ruissellement des eaux de chaussées ou encore de pollution en cas d’accident de camion transportant des substances dangereuses. Un projet d’aménagement public, avait alors vu le jour prévoyant une intervention sur une large portion de la RN57 pour un montant estimé à 30 M€ et pris en charge à 90% par l’État.
Une révision de celui-ci a amené l’État à présenter un projet de travaux permettant de gérer les eaux de ruissellement du tronçon jugé "le plus impactant pour la ressource en eau et éviter leur pollution", signale Christian David.
La part GBM estimée à 403.000€
Le projet prévoira donc des travaux sur la partie centrale de la RN 57 située entre l’échangeur du Trou au Loup et le début de Saône. Il prévoit également l’installation d’un bassin de rétention d’eau, un agrandissement du passage sous la route pour la faune sauvage, l’installation de pompes de relevage ou encore l’installation d’une conduite d’eaux usées pour la commune de Saône. Ce dernier chantier devrait ainsi permettre de bénéficier d’un allégement de la station d’épuration de Saône, qui arrive à saturation, selon GBM, en renvoyant une partie des eaux usées en direction de la station de Port-Douvot.
Estimé à plus de 8 M€ (contre 30 M€ initialement), ce projet bénéficiera toujours d’une participation de l’État à hauteur de 90%, Grand Besançon Métropole et le Conseil Départemental (via le syndicat mixte du Marais de Saône) ont pour leur part, chacun accepté de contribuer à hauteur de 5 % du financement. La participation de Grand Besançon Métropole s’élèvera ainsi à 403.000 €, répartie sur les budgets de 2028 et 2029 (soit 200.000€ par an) et imputée sur le budget Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) de Grand Besançon Métropole.
Cette répartition ayant été validée par délibération le 25 septembre 2025, "une convention va désormais être signée pour sécuriser ces conditions financières", souligne GBM.


