Si la hausse des coûts de production (carburants, engrais) dure et se répercute sur l'alimentation, "il est clair que cela peut amener à renégocier ou à discuter des avenants dans les contrats qui viennent d'être signés entre les fournisseurs et la distribution", a déclaré Mme Genevard sur la chaîne Public Sénat.
Interrogée pour savoir s'il fallait dès lors rouvrir les négociations commerciales entre les supermarchés et leurs fournisseurs agroalimentaires, elle a répondu: "Peut-être pas. Elles viennent de s'achever. Elles ont été dures comme chaque année". "Mais il est clair que si l'augmentation des coûts de production était importante, il faudrait que les gens se remettent autour de la table pour voir comment cet effort peut être partagé", a-t-elle ajouté.
Rouvrir les négociations commerciale ?
Mardi, le ministre des PME et du Commerce Serge Papin avait estimé qu'il allait "falloir sans doute rouvrir" les négociations commerciales, au regard de "l'inflation" qu'entraînera selon lui, l'envol des prix des carburants.
L'organisation d'industriels Pact'Alim, qui représente 3.000 PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) de l'industrie alimentaire, se félicite de la position de M. Papin en faveur d'une réouverture des négociations, affirmant dans un communiqué publié jeudi déjà subir des "surcoûts" liés à la guerre. L'impact est "particulièrement sensible sur les emballages", notamment plastiques, "qui enregistrent des hausses de 15 à plus de 30% selon les polymères et résines, tandis que les emballages métalliques augmentent de 10 à 20%", selon l'organisation, qui précise qu'à cela "s'ajoutent les surcoûts de transport maritime et routier".
De leur côté, les distributeurs ne voient pas de "vague inflationniste à court terme", selon l'expression du PDG de Coopérative U Dominique Schelcher, qui conduirait à une réouverture de ces difficiles négociations annuelles.
Chaque année, du 1er décembre au 1er mars, distributeurs et industriels mènent des négociations, parfois brutales, qui déterminent in fine les prix en rayon des produits (hors marques propres des distributeurs).
(Source AFP)


