Besançon : un détenu poursuivi pour violences et menaces envers un surveillant pénitentiaire

Publié le 30/03/2026 - 14:00
Mis à jour le 30/03/2026 - 12:07

Un incident impliquant un détenu et un surveillant de l’administration pénitentiaire s’est produit le 24 mars 2026 au sein de la maison d’arrêt de Besançon. Les faits ont été portés à la connaissance du parquet, qui a saisi les services de police afin de mener les investigations nécessaires.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Selon les éléments recueillis, le surveillant, entendu en qualité de victime, a indiqué qu’un détenu lui avait demandé du café de manière brusque, sans formule de politesse. Après lui en avoir fait la remarque, le fonctionnaire affirme avoir été la cible d’insultes, de propos dégradants à caractère raciste et d’un crachat l’atteignant au visage.

Toujours d’après la victime, alors qu’il reculait, le détenu lui aurait lancé le contenu d’une tasse de café chaud, le touchant au visage ainsi que sur sa tenue. L’individu aurait ensuite proféré des menaces de représailles et de mort à son encontre.

Conformément aux instructions du parquet, la victime a été entendue et orientée vers un examen à l’Institut médico-légal (IML). Des témoins ont également été auditionnés dans le cadre de l’enquête.

"Péter un plomb"

Le mis en cause, âgé de 38 ans, a été extrait de sa cellule puis placé en garde à vue. Lors de son audition, il a contesté une partie des faits. Il affirme que le surveillant l’aurait traité de "blanc-bec" dès l’ouverture de la porte et lui aurait refusé l’accès à la promenade, ce qui, selon ses propres termes, l’aurait conduit à "péter un plomb".

Concernant les violences, il soutient ne pas avoir projeté de café chaud mais uniquement de l’eau "pas très chaude", et nie avoir craché. S’agissant des menaces, il affirme que le surveillant lui aurait indiqué résider dans le quartier de Planoise et évoqué une rencontre ultérieure. Le détenu a par ailleurs déclaré que, s’il avait eu accès à un téléphone portable, il aurait déjà sollicité des tiers pour "s’occuper" du surveillant.

La garde à vue a pris fin le 27 mars 2026. Le mis en cause a été reconduit à la maison d’arrêt de Besançon dans l’attente de sa comparution immédiate, prévue le lundi 30 mars 2026.

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