À Besançon, ce sont ”27 fermetures sur 63 écoles qui sont concernées”, soit près de la moitié des établissements. Dans le Doubs, la proportion atteint environ un quart des écoles. Une situation jugée ”tout simplement inacceptable” par les élu·es.
Une "conséquence directe" de la loi de finances 2026
Les signataires du communiqué établissent un lien direct avec les choix budgétaires nationaux. Ils évoquent ”la saignée annoncée dans la loi de Finance 2026 adoptée à coup de 49-3 à l’Assemblée nationale il y a 3 mois”, qui prévoyait notamment ”la suppression de 4000 postes d’enseignantes, dont 21 dans le Doubs”.
Selon eux, cette politique ”frappe de plein fouet nos écoles publiques, les fragilisant un peu plus”.
Des effets redoutés sur les conditions d’apprentissage
Les élu·es insoumis·es refusent ces fermetures, mettant en avant leurs conséquences : ”elles entraînent des classes surchargées, moins d’attention pour chaque enfant, des conditions de travail dégradées pour les enseignantes et, au final, un encouragement au départ vers le privé”.
Ils estiment que ces mesures vont ”à l’inverse de ce dont notre Ecole publique a besoin”.
Des écoles particulièrement concernées
Plusieurs établissements sont cités comme particulièrement vulnérables. C’est le cas de l’école Viotte, où 2 classes sont menacées alors que l’établissement est ”dit sensible du fait de la paupérisation des familles concernées”. La fermeture d’une classe de très petite section est pointée comme problématique, ”alors qu’il y a là un enjeu de scolarisation dans la lutte contre les inégalités”.
D’autres écoles sont mentionnées : Jules Ferry, Saint Claude et Tristan Bernard. Cette dernière accueille une unité spécialisée pour les enfants en situation de handicap. La fermeture annoncée ”va donc fragiliser cette école qui participe au travail d’inclusion”.
À Montrapon, la situation est également jugée préoccupante : ”la fermeture annoncée aura pour conséquence une fusion de petites et moyennes sections en une classe de 29 enfants”, une perspective jugée ”pas acceptable, ni pour nos enfants, ni pour les personnels”.
Un appel à l’action politique locale
Les élu·es appellent le maire de Besançon à intervenir auprès de l’inspection académique, ”notamment pour protéger certaines écoles qui doivent être particulièrement soutenues”.
Ils suggèrent également qu’il sollicite le député du territoire : ”nous suggérons également à M. le maire de demander à son colistier député, M. Croizier, de rendre des comptes devant les bisontin·es puisqu’il a soutenu à l’Assemblée nationale cette politique de casse du service public de l’enseignement”.
Soutien aux mobilisations
Enfin, les élu·es insoumis·es affirment leur soutien aux acteurs mobilisés contre ces décisions : ”Les élues insoumis-es et citoyen-nes de Besançon apportent leur soutien total aux syndicats enseignants, aux parents d’élèves et à toutes celles et ceux qui se mobilisent”.


