Dans son communiqué, l’association fustige une décision où "l’éphémère prime sur le durable". Elle se dit déçue de constater que cette augmentation budgétaire ne permettra pas "de faire une plus grande place à la nature en ville" mais au contraire de "revenir à un fleurissement traditionnel" et ce en mépris "des connaissances accumulées en matière de préservation de la biodiversité et d'adaptation au changement climatique".
L’association rappelle que la Ville avait autrefois "fait le choix d'un fleurissement durable, avec des plantes vivaces, choisies pour leur résistance et pour leur haute qualité mellifère, régalant les insectes et participant ainsi de manière efficace au maintien de la biodiversité". Un choix qui permettait "aux fleurissements de se succéder à un rythme naturel, de manière durable et économique" et "c’était beau", estime Alternatiba.
Une retour "aux fleu-fleurs"
Mais elle dénonce aujourd’hui un retour "aux fleu-fleurs" achetées "plusieurs fois dans l’année", "boostées et plantées aux engrais" qui nécessitent un arrosage abondant "car les racines restent en surface" pour ensuite "les arracher et recommencer". Une méthode "pour faire propre. Comme avant, quand on ne savait pas", et lorsque la "préservation de la biodiversité et de la ressource en eau n'était pas un enjeu vital".
Dans son communiqué, l’association regrette ainsi le choix du maire de Besançon, Ludovic Fagaut d’avoir effectué "une nouvelle régression, une désespérante marche arrière vers un monde qui n'existe plus". Elle l’appelle donc à préférer le recours aux fleurs "nourricières, humbles et durables" et non pas à "des fleurs de consommation dont on ne peut apprécier la beauté sans songer à l'addition de pollutions et de gaspillages qui ont permis de nous les mettre sous les yeux".


