Les élu(e)s présent(e) : Fabrice Taillard, adjoint au maire délégué aux finances et à la coopération territoriale, Serge Couësmes, adjoint délégué à l’attractivité, à l’artisanat, à l’animation ainsi qu’aux foires et marchés, Véronique Jelsch, adjointe déléguée à la modernisation de l’action publique et à l’évaluation des politiques publiques, Emmanuelle Huot-Cusenier adjointe déléguée aux ressources humaines, aux services à la population et à l’égalité femme/homme, Jean-Pascal Reyes, adjoint délégué à la sécurité, à la lutte contre les incivilités et aux stationnement
Guillaume Bailly, adjoint délégué à l’urbanisme, Patrick Bouzat, conseiller municipal délégué au commerce de proximité et à la programmation de Noël.
“On souhaite tourner la page d’une mandature qui s’est finie le 22 mars pour donner d’autres orientations”, a déclaré le maire en préambule, “on ne pouvait pas retravailler un budget mais on le réoriente à certains égards.” Avec un montant global annoncé autour de 229 millions d’euros, soit environ 5 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2025, l’exécutif assume “une rupture politique affichée”.
Fleurissement de la ville : un budget multiplié par 4
Parmi les premières mesures, la municipalité annonce une campagne de refleurissement “très rapide” de la ville. “On veut retrouver du beau, du propre”, a insisté Ludovic Fagaut. Une enveloppe de 200.000 euros y sera consacrée dès ce printemps 2026, avec un recours aux horticulteurs locaux en raison d'un manque de fleurs produites à l'Orangerie municipale.
Le maire a rappelé l’évolution de la production florale : “250.000 fleurs cultivées sous Jean-Louis Fousseret, 10.000 fleurs produites actuellement.” La relance de cette production est présentée comme un axe d’animation urbaine avec un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000 euros à 200.000 euros.
Concernant le personnel des espaces verts, Guillaume Bailly précise : “il y aura une surcharge de travail, mais il y aura des réorientations.”
Sécurité : 22 policiers municipaux supplémentaires
Autre priorité mise en avant : la sécurité. La Ville prévoit de débloquer "en urgence" 584.000 euros pour recruter 22 policiers municipaux supplémentaires. À cela s’ajoutent le lancement de l’armement de la police municipale et le déploiement de 30 caméras de vidéoprotection/vidéosurveillance.
“L’armement va se faire au fil du temps”, a précisé le maire, soulignant que les agents en formation ne seront pas immédiatement déployés sur le terrain. La municipalité entend également solliciter des financements de l’État : “Je vais aller chercher les subventions auprès du ministère de l’Intérieur", a-t-il souligné.
Marché de Noël : un budget multiplié par 4
Le marché de Noël constitue un autre axe fort de ce budget. Son enveloppe passe de 100.000 euros à 400.000 euros, soit 300.000 euros supplémentaires. Cette augmentation doit permettre de renforcer les illuminations et les animations sur plusieurs sites du centre-ville : Granvelle, place de la Révolution, place du 8 Septembre, square Saint-Amour, place Jouffroy d'Abbans.
“Une ville qui en a bien besoin”, a estimé l’exécutif, qui souhaite associer de nombreux partenaires locaux (associations de commerçants, office de tourisme, structures économiques). L’objectif est de créer “un impact important sur ces fêtes de fin d’année”, selon l’adjoint Serge Couësmes, qui évoque notamment l'éventuel retour de la Grande roue, malgré des difficultés d'installation en raison de la végétalisation de la place de la Révolution.
Stationnement : gratuité entre midi et 14 heures
Pour soutenir le commerce de proximité, la municipalité prévoit également une modification du plan de stationnement. La gratuité sera instaurée en voirie entre 12h00 et 14h00 dans le centre-ville.
“On se doit de relancer l’attractivité du commerce”, a justifié Ludovic Fagaut. Cette mesure entraînera une baisse estimée à 300.000 euros de recettes annuelles pour 2026, un choix que l’exécutif “assume” pour “faire revenir les personnes en cœur de ville entre midi et 14 heures”.
Ressources humaines et audits
Plusieurs mesures concernent l’organisation interne. Un audit organisationnel intégrant un volet ressources humaines est lancé afin d’évaluer “la souffrance des agents au travail” et les arrêts maladie. En parallèle, 50 000 euros supplémentaires seront consacrés à la formation du personnel.
Un audit financier, également doté de 50 000 euros, doit permettre “une analyse financière transparente”. “Quand on est arrivés en ouvrant les bureaux, aucun dossier, tout était vide”, a affirmé le maire.
Pas d’augmentation d’impôts et recours à l’emprunt
Ludovic Fagaut assure qu’il n’y aura “pas d’augmentation d’impôts”. Pour financer ces orientations, la Ville prévoit notamment un recours accru à l’emprunt, à hauteur de 17 millions d’euros en 2026, contre 10 millions en 2025.
Selon l’adjoint aux finances Fabrice Taillard, les dépenses de personnel atteignent 91 millions d’euros (+4 %), tandis que les recettes de fonctionnement reculent d’environ 3 millions d’euros. “On réduit notre marge sur l’exercice 2026”, a-t-il indiqué.
Ludovic Fagaut évoque toutefois des marges de manœuvre, notamment via “une épargne brute de 5 millions d’euros” et un niveau d’endettement jugé soutenable.
Circulation et travaux : la réouverture du pont de la République en cours d'examen
Enfin, la question de la circulation demeure en cours d’examen, en particulier autour de la réouverture du pont de la République aux voitures. “On rouvrira le pont de la République”, a de nouveau assuré le maire, tout en indiquant qu’aucun calendrier précis ne peut être fixé à ce stade. Plusieurs scénarios sont actuellement à l’étude, notamment par Pascal Orlandi, adjoint à la voirie. Si l’un d’eux semble se dégager, l’édile n’a pas souhaité en préciser les contours, tout en soulignant que l’ensemble des modes de transport, tramway, bus, voitures, vélos et piétons, seront pris en compte.


