CHU Besançon Franche-Comté : une nouvelle identité et l’ouverture d’un service pour désengorger les urgences

Publié le 29/01/2026 - 12:05
Mis à jour le 29/01/2026 - 14:07

À l’occasion de la présentation de ses voeux, la direction de l’hôpital Minjoz de Besançon a dévoilé ce 28 janvier 2026 sa nouvelle identité ainsi que l’ouverture d’un service de médecine polyvalente dès le 2 février ayant pour objectif de désengorger les urgences.

12 lits supplémentaires seront installés dans l’aile du bâtiment gris dès le 2 février 2026. Cette ouverture se fera en deux temps. D’ici le mois de novembre, 12 autres lits seront ouverts dans ce même service. Le but ? Désengorger les urgences.

"Le service d’accueil des urgences (SAU) pourra adresser les patients directement au service de médecine polyvalente", souligne le CHU. Ces nouveaux lits seront dédiés aux malades atteints d’une pathologie.

Sur l’ouverture de lits supplémentaires, Thierry Gamond-Rius, directeur du CHU, a souhaité réagir : "Nous ne l’avons pas fait avant, car nous n’avions pas les professionnels. Il a fallu développer une politique d’attractivité, fidéliser les professionnels et recruter", précise-t-il en rappelant qu’en trois ans, le CHU a réouvert une trentaine de lits, a remis à niveau la gériatrie et a ouverts de nouveaux lits sur les Tilleroyes (20 au total).

Thierry Gamond-Rius, directeur du CHU Besançon Franche-Comté © Hélène Loget

Il nuance toutefois : "Il a fallu remettre à niveau les effectifs dans les services. En sortie de Covid, du fait des problèmes de recrutement, nous avions dû réduire les effectifs dans les services, au-delà même des fermetures de lits. Nous avons donc pu remettre tout cela à niveau".

Un nouveau logo et une nouvelle charte

Ne dites plus CHU de Besançon, mais CHU Besançon Franche-Comté. Cette nouvelle identité, dévoilée ce mercredi devant les professionnels de l’hôpital ainsi que des partenaires, regroupe désormais quatre entités. Il s’agit de :

  • l'actuel CHU de Besançon (hôpital Jean-Minjoz, hôpital Saint-Jacques, IFPS, etc.),
  • le centre gérontologique Jacques-Weinman (Avanne),
  • le centre gérontologique Bellevaux,
  • Le centre de réadaptation Les Tilleroyes.

Au total, le CHU Besançon Franche-Comté compte désormais 8.500 professionnels ainsi que 2.052 lits et places. Ce changement de nom implique également un changement de logo et de charte de l’établissement.

Aussi, une direction commune (et non pas une fusion) va également être mise en place avec l’hôpital de Pontarlier et les établissements du Haut-Doubs (Morteau, Flangebouche et Ornans) ainsi que Quingey. "Chaque établissement restera autonomie, il y aura un directeur sur chaque site, mais le directeur général sera commun", nous est-il précisé.
"L’idée est de développer les coopérations, d’en finir avec la concurrence entre les établissements notamment sur la politique de recrutement et de rémunération et développer des partenariats", explique Thierry Gamond-Rius.

Qu’en est-il du déficit de l’hôpital ?

Sur ce point, le directeur tire un bilan plutôt positif, malgré un contexte économique compliqué : "Paradoxalement, notre situation s’améliore. Nous étions à 25 millions d’euros de déficit il y a trois ans puis nous sommes passés à 15 millions pour terminer l’année 2025 à 11 millions d’euros de déficit. Nous devrions nous améliorer cette année encore".
Et d’ajouter : "Nous nous étions donnés pour objectif de redresser la situation de façon progressive pour pouvoir continuer à recruter, fidéliser les professionnels et développer les activités".

Des contres-voeux quelques heures plus tôt

L’intersyndicale s’est réunie ce mercredi quelques heures plus tôt dans le hall du CHU afin de dénoncer une nouvelle organisation du temps de travail avec une "journée en 7h30 au lieu de 7h36 entraînant une perte de trois RTT pour les agents".

Interpellé sur ce point, le directeur Thierry Gamond-Rius a répond : "Les professionnels ont demandé à pouvoir changer d’horaire. Nous avons fait faire une étude et nous avons ouvert cette possibilité aux services de choisir leur horaire de travail pourvu que cela soit organisé", précise-t-il en indiquant qu’une atypie avait été relevée à Besançon avec une journée à 7h36 au lieu de 7h30 partout ailleurs en France.

"La contrepartie des trois jours de RTT, c’est que les heures supplémentaires n’étaient pas payées. Donc, quand des agents faisaient des heures en plus à notre demande et badgeaient, c’était ramené au compteur…", explique le directeur qui poursuit : "Le temps d'habillage et de déshabillage, qui correspond aux six minutes, n'était pas donné. Laà, on va le redonner. Il y a un retour des six minutes. Et, en contrepartie, nous avons ouvert de nouvelles possibilités aux agents avec notamment des temps partiels pour garde d’enfant avec la possibilité d'être à 80 % dès le premier enfant (avant ce n’était qu’au deuxième enfant). Nous allons créer des pools de remplacement sur les secrétariats médicaux et renforcer les pools de replacement sur les soignants. On va continuer à titulariser, mettre en stage et passer en CDI tous les emplois qui sont précaires", conclut le directeur.

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