La veille, le président de la République, Emmanuel Macron, avait déclaré que la consigne sur les bouteilles en plastique pourrait faire partie des leviers d’actions à étudier afin d’atteindre les objectifs de recyclage en 2030.
Une aberration pour Jean-François Longeot qui a tenu a rappeler que "les communautés de communes et d’agglomération ont investi des millions d’euros" afin de moderniser leurs centres de tri et améliorer la collecte. Cette réforme viendrait ainsi "leur retirer le flux le plus rentable du tri sélectif". Ce qui aurait pour conséquence directe "un affaiblissement direct du financement du service public des déchets", précise le sénateur ainsi qu’à terme, "une hausse inévitable de la fiscalité locale pour les habitants".
Au détriment des collectivités et commerces de proximité
Autre incohérence soulevée par le sénateur, la consigne créerait également "une aberration écologique et pratique", puisque les camions continueront de circuler, tandis que les Français devront stocker leurs bouteilles chez eux et retourner en grande surface pour les rapporter.
Jean-François Longeot alerte enfin sur une réforme qui favoriserait les grandes enseignes au détriment des collectivités et des commerces de proximité.
"Après des efforts pour simplifier le tri, on veut imposer aux territoires un système plus coûteux, plus complexe et profondément injuste", a ainsi résumé le sénateur qui appelle le Gouvernement à abandonner ce projet et à soutenir des solutions "réellement utiles", tout en accompagnant les collectivités territoriales.


