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Coronavirus: la loi permettant des restrictions "sûrement" prolongée

Publié le 09/09/2020 - 07:49
Mis à jour le 09/09/2020 - 07:49

La loi permettant des restrictions sur les rassemblements ou les déplacements en raison de l'épidémie du nouveau coronavirus sera "sûrement" prolongée au-delà du 30 octobre 2020, a déclaré mardi Jean Castex. De son côté, Emmanuel Macron a demande aux Français d'être "plus vigilants" en privé

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©  CC2 NIAID Flick

Plus de 6.500 cas nouveaux de Covid-19 ont été comptabilisés en France au cours des dernières 24 heures, selon les données de la Direction générale de la santé (DGS), qui alerte mardi sur « une nette dégradation de la situation« . Le nombre de patients entrant en réanimation a augmenté, avec 86 personnes hospitalisées dans les dernières 24 heures, 83 la veille, alors qu’ils étaient une cinquantaine par jour la semaine dernière.

91 nouveaux foyers de contamination ont été détectés au cours des dernières 24 heures, en hausse par rapport à la veille (58 nouveaux foyers). Le taux de positivité (part des cas positifs, au sein de l’ensemble des personnes testées sur 7 jours), de 5,2%, poursuit sa croissance progressive.

39 personnes sont décédées dans les hôpitaux, où le bilan atteint 20.289 morts, complète le site de Santé publique France (SpF), l’agence sanitaire. Dans les Ehpad et autres établissements sociaux et médico-sociaux, le bilan s’élève à 10.475 morts, selon le dernier bilan communiqué ce mardi par la DGS. Au total, 30.764 personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie en France.

Plus de 71 départements sont classés en situation de vulnérabilité modérée ou élevée, selon Santé publique France.

"Le Parlement (...) sera saisi sûrement d'une prolongation de la loi que vous avez votée il y a quelques semaines sur la sortie de l'urgence sanitaire pour ne pas nous démunir de tout outil face à cette crise qui n'est pas terminée", a précisé le Premier ministre, en visite à Sanguinet dans les Landes.

L'Assemblée nationale doit commencer l'examen du texte le 1er octobre, sous réserve de sa présentation auparavant en Conseil des ministres, selon l'ordre du jour communiqué mardi.

La France avait voté un état d'urgence sanitaire entre le 24 mars et le 10 juillet en raison de la pandémie. Une loi organisant la sortie de cet état d'urgence est ensuite entrée en vigueur pour la période du 11 juillet au 30 octobre sur la majeure partie du territoire, hormis la Guyane et Mayotte.

Cette loi prévoit par exemple de possibles restrictions de circulation des personnes ou des véhicules ainsi que d'accès aux transports en commun, là où le virus est actif. Elle permet aussi d'encadrer les rassemblements, fermer des établissements ou imposer des tests virologiques aux personnes arrivant ou quittant le territoire.

"Il faudra bien, le moment venu, que le Parlement tire de tout cela des enseignements plus structurels sur la gestion de cette crise", a poursuivi M. Castex. "Sur les forces qu'elle a fait apparaître et la mobilisation de nos concitoyens qu'elle a suscitée, mais aussi sur les limites et les faiblesses de notre organisation", a-t-il ajouté.

M. Castex, qui s'est rendu dans la matinée dans un hôpital à Arcachon (Gironde), a par ailleurs défendu la gestion de la crise par le gouvernement et la majorité qui "ont pris et continuent de prendre les dispositions que la gravité de la situation exige".

"Si nous nous comparons avec les pays qui nous entourent, la protection que nous devons à nos concitoyens a été assurée du mieux possible. Non seulement la protection sanitaire, mais également la protection de notre économie et de nos concitoyens"

Jean Castex a notamment assuré que "c'est en France que le pouvoir d'achat (...) a été le mieux sauvegardé" (...), "que le tissu économique s'est le moins effondré", "que nous avons pris les mesures les plus fortes et les plus réactives de toute l'Union européenne".

Appel à la vigilance de Macron

Emmanuel Macron a quant à lui appelé les Français à être "plus vigilants" dans le respect des gestes barrière face au Covid-19 "dans les moments de vie privée".

Le chef de l'Etat a précisé lors d'un déplacement en Auvergne que de nouvelles mesures de lutte contre le virus seraient examinées vendredi lors d'un conseil de défense sanitaire. Y sera en particulier évoquée la question de "l'utilisation différenciée de nos tests", entre "tests nasopharyngés" par exemple et tests "salivaires" ou "antigéniques", "beaucoup plus simples et plus rapides", a indiqué M. Macron.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a dit mardi attendre "de façon imminente des résultats d'expérimentations qu'on a menées" sur ces tests salivaires. Des tests de dépistage rapides, dits "antigéniques", seront déployés à partir de cette semaine, a-t-il aussi dit.

E. Macron a demandé s'il ne faudrait pas, face aux "files d'attente qui se créent", "réussir à avoir des publics prioritaires comme par exemple les symptomatiques".

Alors que le nombre de cas positifs continue d'augmenter, il faut aussi "étudier que faire dans les zones où il y (en) a de plus en plus", a-t-il ajouté, en jugeant "préoccupant(e)" la réaugmentation du "nombre de cas qui arrivent à l'hôpital en urgence".

Il s'agit d'être "collectivement beaucoup plus responsables et vigilants sur l'isolement" des patients positifs, a-t-il poursuivi, en appelant à "refaire de la pédagogie pour que chacun et chacune, quand il est testé positif, respecte les règles".

Plus généralement, "il ne faut pas se relâcher dans les moments de vie privée car c'est souvent dans les fêtes privées, dans les moments familiaux, que les contaminations se font", a-t-il souhaité.

Ces moments de relâchement, "c'est bien normal", a concédé le chef de l'Etat, en appelant à "responsabiliser, et en aucun cas culpabiliser".

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