De nouvelles fouilles démarrent dans le "cimetière" d'Emile Louis

Publié le 26/05/2025 - 15:03
Mis à jour le 26/05/2025 - 12:23

Plus de 400 gendarmes mobilisés pour ratisser le "cimetière" d'Emile Louis : de nouvelles opérations de fouilles ont démarré lundi 26 mai 2025 à Rouvray dans l'Yonne pour retrouver d'éventuelles traces des victimes du tueur en série.

Une cinquantaine de militaires étaient présents dès le matin sur le secteur bouclé, pour une première journée consacrée à la préparation de la zone, avec du balisage et du ratissage, a constaté un correspondant de l'AFP. Les recherches "terrestres mais également subaquatiques" commenceront mardi et mobiliseront "448 militaires" et des moyens spécialisés de l'Institut de recherche criminel de la gendarmerie ou d'anthropologie judiciaire, a expliqué le colonel Nicolas Nanni.

Les opérations dureront "au moins une semaine, probablement quinze jours", a indiqué le procureur d'Auxerre Hugues de Phily. Il s'agit de la deuxième opération de fouilles en quelques mois dans cette affaire vieille d'un demi-siècle. Une campagne réalisée en septembre a mis au jour des morceaux de vêtements, mais n'a pas permis de retrouver de nouvelles dépouilles.

 "On attend de voir ce que cela donnera"

Emile Louis a été condamné en 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols et assassinats de sept jeunes filles handicapées de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass), disparues dans l'Yonne entre 1975 et 1979. L'ancien chauffeur de car, qui transportait ses victimes de leur famille d'accueil à leur institut médico-pédagogique, a reconnu avoir dissimulé les corps dans une zone boisée de Rouvray, à dix kilomètres au nord-est d'Auxerre, mais seuls deux ont été retrouvés. Emile Louis est décédé en 2013 à 79 ans.

Fin 2018, un crâne a été retrouvé dans son "cimetière" et identifié comme étant celui de, Marie Coussin, une enfant de l'assistance disparue en 1975 qui ne figure pas sur la liste des victimes connues du tueur. Les recherches visent donc à la fois à retrouver les cinq corps des victimes identifiées d'Emile Louis et de cette potentielle huitième victime. "On attend de voir ce que cela donnera", a réagi Jacques Ponce, le fils de cette dernière, auprès de l'AFP. "Je souhaite pouvoir donner une sépulture à ma mère. On a un peu le sentiment que c'est en raison de l'attention médiatique sur cette affaire qu'ils continuent les recherches".

Le secteur choisi cette fois est différent de celui des précédentes recherches. Un périmètre "parfaitement pertinent" pour Didier Seban, l'avocat de l'Association de défense des handicapées de l'Yonne, qui réunit des familles de victimes. "On est sur les rives du Serein (...) Les fouilles sont compliquées parce que les lieux ne sont pas du tout entretenus", explique-t-il. "Amener des réponses aux familles, retrouver le corps d'une personne disparue, rien que ça a un sens", estime de son côté Me Corinne Herrmann, qui a beaucoup travaillé sur le dossier des disparues de l'Yonne.

(Source AFP)

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 15.13
ciel dégagé
le 04/03 à 18h00
Vent
2.22 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
56 %