Des enseignants spécialisés refusent leurs missions ordonnées par le Rectorat

Publié le 05/04/2016 - 15:31
Mis à jour le 05/04/2016 - 15:31

Des enseignants spécialisés (ou coordonnateurs) exerçant dans des établissements du Doubs ont renvoyé leur arrêté de nomination non signé au Dasen et au Rectorat en spécifiant qu’ils refusaient leur mission. Cet acte est inédit selon le syndicat Snuipp-FSU.

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Les enfants à besoins éducatifs particuliers sont scolarisés partiellement ou à temps complet dans des Unités d'Enseignement (UE) d'établissements spécialisés : IME (Institut Médico Pédagogique), ITEP (Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique), unités pour enfants ou jeunes autistes, hôpitaux, centres éducatifs, prisons... Des enseignants spécialisés (ou coordonnateurs) exerçant dans des établissements du Doubs ont renvoyé leur arrêté de nomination non signé au Directeur académique des services de l'éducation nationale (Dasen) et au Rectorat en spécifiant qu'ils refusaient leur mission.

"Une perte de revenu d'environ 8 à 10%"

"Ces enseignants coordonnateurs d'unité d'enseignement d'établissements spécialisés refusent les missions qui leur ont souvent été imposées par leur hiérarchie en raison d'une perte de revenu d'environ 8 à 10%", explique le syndicat du Doubs, en ajoutant que "Les enseignants exerçant en UE dans les secteurs médico-social, sanitaire et judiciaire sont les enseignants spécialisés les plus mal payés de l'éducation nationale." 

"Un double discours" 

Malgré les volontés exprimées par le ministère de l'Education nationale de prendre mieux en compte les écoliers à besoins éducatifs particuliers, le SNuipp-FSU déclare que dans le Doubs, "proposer des décharges d'enseignement aux coordonnateurs revien à moins scolariser les élèves, à compliquer l'organisation de leur accueil et probablement à faire peser sur les établissements la charge financière de leur accompagnement." Pour le syndicat, "la réponse se situe en totale contradiction avec les besoins identifiés, puisque les moyens nécessaires pour accompagner une politique ambitieuse, une loi progressiste, n'existent pas".

Les coordonnateurs du Doubs souhaitent "une reconnaissance pleine et entière de leurs missions, de leurs parcours, de leurs engagements, sans évolution négative de la scolarisation, au détriment des jeunes les plus fragiles, de l’égalité".

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