Alors qu’il se trouvait dans l’aire de promenade de la maison d’arrêt de Besançon, où il purgeait une peine, un détenu a été appelé par un autre détenu. Refusant de s’isoler pour rejoindre le groupe qui l’interpellait, il a été violemment pris à partie par une petite dizaine de codétenus.
Le détenu agressé a indiqué que ces violences étaient liées au motif de son incarcération pour des faits de viol. Il a également expliqué avoir été traitée de "pointeur" durant l’agression, terme utilisé pour désigner un violeur dans le jargon pénitentiaire.
Une ITT fixée à 20 jours
Il a précisé avoir perdu connaissance durant quelques secondes en raison de la violence et de la multiplicité des coups de pied et de poing reçus. Il a été pris en charge au CHU de Besançon.
Il s’est avéré que ce dernier présentait des fractures du nez et de la rate. L’ITT a été fixée à 20 jours. Par crainte de représailles, il a refusé de déposer plainte.
L’exploitation des images de vidéosurveillance de la maison d’arrêt a permis d’identifier plusieurs agresseurs, lesquels ont été extraits de l’établissement pénitentiaire le 18 mai à 14h00 afin d’être placés en garde à vue.
Confrontés aux images, certains mis en cause ont reconnu avoir porté des coups, tandis qu’un autre a reconnu avoir été présent sans participer aux violences. Deux individus ont nié toute implication sans fournir d’explication. Un autre a gardé le silence et un dernier homme a finalement été mis hors de cause. Un nouvel individu a été extrait de la maison d’arrêt le 19 mai. Auditionné, il a reconnu les faits.
Trois hommes sont dans l’attente de leur sanction, deux autres ont été condamnés à 28 mois fermes, un autre à 27 mois de prison et cinq ans d’inéligibilité et un autre homme a 30 mois de prison ferme. Tous ont réintégré la maison d’arrêt.


