Ce vol d'un collier en or appartenant au Trésor de Vix, qui intervient neuf mois après le casse retentissant au musée du Louvre, "souligne une nouvelle fois la nécessité de renforcer la sûreté des établissements patrimoniaux", a indiqué dans un communiqué le ministère, qui a présenté 33 mesures pour renforcer la sûreté des établissements patrimoniaux et des lieux de conservation de biens culturels. Elles comprennent notamment la réalisation d'une cartographie des établissements les plus sensibles, l'instauration d'une "visite obligatoire des musées" aléatoire par les conseillers sûreté de la Mission sécurité, sûreté et audit du ministère de la Culture ou encore le renforcement des formations des agents.
"La violence s'est accentuée, il faut s'en soucier quotidiennement et c'est devenu impératif, ce qui n'était pas le cas il y a vingt ans", a estimé devant la presse la ministre de la Culture Catherine Pégard. Elle n'a en revanche pas donné de précisions quant au retrait des vitrines d'objets jugés très "vulnérables", invoquant des raisons de sécurité des oeuvres. Mais elle a dit n'être "pas favorable" à l'exposition de copies en remplacement des originaux.
Ce plan émane d'un groupe de travail piloté par la direction générale des patrimoines et de l'architecture et s'appuie sur les conclusions de plusieurs commissions parlementaires. Une proposition de loi, portée par le député (LR) Alexandre Portier qui a présidé une commission d'enquête sur ce sujet à l'Assemblée, est d'ailleurs en préparation, a indiqué le ministère.
Ces travaux ont été lancés dans le sillage du cambriolage dans la galerie d'Apollon au Louvre, le 19 octobre 2025. Ce vol, en plein jour et au mode opératoire rocambolesque, avait sidéré le monde entier et mis en évidence une série de failles dans la sécurité du musée le plus visité au monde, avec neuf millions de visiteurs en 2025.
(AFP)


