Pour Gilles Ory, vice-président de Grand Besançon Métropole en charge de la Culture et des Sports, le festival dépasse le cadre d’un simple rendez-vous sportif : il s’agit d’“une grande manifestation en juin, mais aussi d'une marque pour le territoire”.
Doté d’un budget d’un peu plus de 400.000 euros, le festival s’inscrit dans une logique de rationalisation des dépenses. “Développer toujours plus à budget constant”, affirme François Bousso, conseiller communautaire délégué au festival Grandes Heures Nature, qui précise : “on dépense moins d’argent et on arrive à isoler des crédits pour des offres sur l’année. Plus on avance dans les années, plus on arrive à faire des économies d’échelle.”
L’objectif est également d’augmenter les recettes propres à l’événement. “On développe aussi les recettes sur le festival dans le but d’investir toute l’année pour une offre pérenne", assure l'élu.
En 2026, les organisateurs visent 4.000 inscriptions sportives, contre 3.351 en 2025. La fréquentation attendue du village installé à Chamars porte à 25.000 visiteurs. L’an dernier, 18.960 visiteurs avaient été comptabilisés, malgré une fermeture anticipée le dimanche à midi en raison des conditions météorologiques.
Une mobilisation locale affirmée
Les organisateurs revendiquent une forte implication du tissu local. “On souhaite ‘faire territoire’”, souligne Gilles Ory, évoquant la mobilisation de six associations investies dans l’organisation, 150 bénévoles et 15 associations présentes sur le village du festival.
L’impact économique local est mis en avant : 80 % des dépenses réalisées dans le cadre de l’événement sont réinvesties sur le territoire. Sur le plan environnemental, les organisateurs annoncent 100 % de réduction des déchets liés aux contenants alimentaires, 100 % de tri correctement effectué, dont 5 % supplémentaires optimisés dans la gestion globale des déchets.
Le festival s’étend sur 19 communes, avec 180 kilomètres de parcours et cinq communes accueillant des départs d’épreuves. L’Ekiden des communes traversera à lui seul 19 communes. Le vendredi, les organisateurs souhaitent que 40 % des classes d’élèves présentes viennent de l’extérieur de Besançon.

1 jours de plus, nouveau défi, plus de participants...
Parmi les nouveautés présentées par François Bousso figure l’ajout d’une journée supplémentaire le jeudi. La Citadelle de Besançon accueillera ainsi une épreuve d’Xtreme VTT sur les remparts, dans le parc Saint-Étienne. 1.500 personnes sont attendues pour cette soirée, avec retransmission sur écran géant et un final au coucher du soleil "que nous avons commandé pour l'occasion", plaisante l'élu en espérant très fortement que la météo sera au rendez-vous cette année.
Le dimanche, un "Swim run" fera son apparition, proposant deux parcours combinant natation et course à pied. Le "show vertical", qui avait rencontré un vif succès auprès des athlètes et du public, sera reconduit le samedi soir.
L’Ekiden voit également sa jauge augmenter, passant de 1.950 à 2.150 participants. Une évolution encadrée, précise François Bousso, “mais pas au détriment du confort des coureurs et sans dénaturer l’épreuve, et je pense que nous arrivons au plafond.”
Les inscriptions, ouvertes depuis le 11 février, enregistrent déjà une hausse significative. de "+44 % des inscriptions à la même époque en 2025”, indique l’élu, qui conclut : “un nouveau record sera signé en 2026.”
Infos pratiques
- Festival Grandes heures nature
- Du 11 au 14 juin 2026
- Accès gratuit au village et aux spectacles
- Inscription directement sur le site en utilisant ce lien


