Harcèlement au collège Xavier-Marmier : "nous demandons au rectorat de revenir sur sa décision" (collectif AED)

Publié le 21/02/2020 - 18:20
Mis à jour le 21/02/2020 - 18:20

Après la « journée blanche » de jeudi pour protester contre la modification par le rectorat de Besançon d’une sanction contre deux élèves après un cas de harcèlement scolaire, le collectif AED Besançon (assistant d’éducation) a souhaité réagir ce vendredi 21 février 2020 suite « aux propos tenus par les représentants du rectorat ».

Deux élèves de première avaient été sanctionnés en décembre par le conseil de discipline du lycée général et professionnel Xavier-Marmier de Pontarlier, après la dénonciation d'un cas de harcèlement dans le cadre de l'internat de l'établissement, déclarait ce jeudi à l'AFP Claude Cuenot, enseignant et délégué du Snes (Syndicat national des Enseignements de Second degré).

"La commission académique d'appel a encouragé l'élève exclu de l'internat à se scolariser dans un autre établissement, ce qui est actuellement le cas", avait tenu à rassurer le rectorat dans la même dépêche AFP. 

"Le professionnalisme des personnes encadrantes a aussi été remis en cause dans la gestion de la situation", le collectif des AED.

Pour le collectif, la décision de la commission "d’alléger les peines prononcées minimise l’acte de harcèlement" : "Le professionnalisme des personnes encadrantes a aussi été remis en cause dans la gestion de la situation. C’est face à tout cela que nous nous devions de répondre fermement, en tant que collectif qui entend soutenir les AED du Doubs mais aussi en tant qu’hommes et femmes, au service de l’Éducation, qui ne peuvent se taire face à la question du harcèlement".

Selon le collectif, les assistants d'éducation sont les premiers et les premières à être au contact des élèves : "Nous sommes quotidiennement au contact des élèves et encore plus particulièrement dans le cas des internats. Sans aucune formation, nous sommes confrontés aux histoires de chacun.e.s, des difficultés scolaires aux histoires d’amour en passant, malheureusement, par le harcèlement".

Un manque de personnel ?

Le collectif explique travailler "avec des taux d’encadrement d’un AED pour plusieurs dizaines d’élèves" : "Malgré nos efforts pour construire la confiance, certaines situations échappent, inévitablement, à la vigilance des AED mais aussi de l’ensemble de l’équipe pédagogique", est-il souligné dans un communiqué de presse.

"La décision de la commission d’appel détruit le travail de l’établissement et, encore pire, décrédibilise la lutte contre le harcèlement. Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à l’élève qui va se retrouver de nouveau face à ses agresseurs et à l’incompréhension de nos collègues face aux accusations qu’on leur porte", explique le collectif qui poursuit : "Nous demandons au rectorat de revenir sur sa décision et sur les propos qui ont été tenus. Nous demandons aussi au rectorat de réfléchir à la situation en profondeur et de prendre de réelles mesures pédagogiques afin de lutter contre le harcèlement dans l’ensemble de l’académie plutôt que de questionner lâchement le professionnalisme de personnes non formées et précaires qui travaillent bien au-delà de leur mission pour les élèves et l’Éducation".

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