Trois ans après la suppression d’une classe en école primaire, les parents d’élèves pointent du doigt une décision, "motivée par des logiques de rentabilité" qui "aurait des conséquences importantes sur les conditions d’accueil des jeunes enfants, les conditions d’enseignement et l’équilibre de nos écoles rurales".
D’après les parents mobilisés, ce projet de fermeture reviendrait à intégrer des élèves de grande section à l’école primaire afin de rejoindre des classes à "double voire triple niveau, au sein d’un environnement inadapté à leurs besoins". D’autant que pour eux, les locaux ne permettent actuellement pas d’accueillir de jeunes enfants dans de bonnes conditions et citent des "sanitaires non adaptés", l’absence "d’espace de repos" ou encore une "cour de récréation inadaptée aux pratiques de la maternelle".
Non-sens économique et conditions d'apprentissage dégradées
La décision représenterait également pour les parents d’élèves "un non-sens économique" puisque "les économies réalisées par l’Éducation nationale entraîneront des coûts supplémentaires pour les communes, contraintes d’adapter les locaux et d’augmenter les capacités de transport scolaire, déjà en tension".
Autre problème soulevé par les opposants au projet, cette réorganisation "dégraderait également les conditions d’apprentissage, avec des effectifs pouvant atteindre jusqu’à 33 élèves par classe, dans un contexte où les besoins d’accompagnement individualisé augmentent, notamment pour les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement". Dans un contexte de baisse démographique, les parents estiment au contraire "qu’il s’agit d’une opportunité pour améliorer les conditions d’enseignement, réduire les effectifs et renforcer l’accompagnement des élèves".
Pour manifester leur opposition à ce projet, ils appellent "à la préservation des écoles rurales, essentielles à la vitalité des territoires, et demandent le maintien de la classe de maternelle". Une mobilisation est également organisée le vendredi 27 mars à 8h30 devant les écoles de Varanges et Marliens.


