La Bourgogne-Franche-Comté,  première région de gauche à ouvrir ses TER à la concurrence

Publié le 28/01/2022 - 07:33
Mis à jour le 28/01/2022 - 07:50

La Bourgogne-Franche-Comté est devenue jeudi 27 janvier 2022 la première région de gauche à voter l’ouverture à la concurrence de ses trains régionaux, et sur l’ensemble du réseau, malgré une vive contestation jusque dans les rangs de la majorité.

Le conseil régional a voté l’ouverture à la concurrence de la totalité de ses 17 lignes de TER (1.951 km au total) au 1er janvier 2026. Les infrastructures et gares ne sont pas concernées.

Les huit élus communistes, qui appartiennent à la majorité régionale de 57 sièges aux côtés du PS et d'EELV, ont voté contre. La présidente du groupe régional du PCF, Muriel Ternant, a dénoncé une "décision précipitée". "Ce projet est sans précédent, il arrive au moment où des pays sont en train de rebrousser chemin, la Belgique, l'Angleterre, la Norvège...", a-t-elle dit devant l'assemblée.

Le RN s'est lui aussi opposé, son chef de file, Julien Odoul, dénonçant une "arnaque" qui signe "la condamnation à mort du service public des transports".

Peu avant le vote, quelque 500 cheminots ont manifesté devant le conseil régional.

"Cela ne coûtera pas moins cher et ça ne rendra pas service à la population", a dénoncé Jean-Christophe Gossart, numéro un régional de la CGT Cheminots, premier syndicat à la SNCF.

Ce vote s'inscrit dans le cadre du droit européen qui impose la mise en concurrence du trafic ferroviaire régional à partir de décembre 2023, comme cela est déjà le cas pour les lignes TGV depuis décembre 2020.

La présidente socialiste de la région, Marie-Guite Dufay, s'est retranchée derrière "la loi qui impose", promettant "un service aux usagers amélioré et une offre encore plus adaptée".

Mais l'intersyndicale SNCF, et les élus communistes, estiment que la loi autorise toute région à re-signer avec la SNCF, avant le 25 décembre 2023 et pour une durée allant jusqu'à dix ans. Ils veulent ainsi repousser au maximum l'ouverture à la concurrence, jusqu'en 2033.

"Le temps de mieux se préparer" et "ne pas faire la même erreur que le fret", dont l'ouverture à la concurrence, en 2006, n'a pas enrayé la chute du trafic, estime Didier Garrido, secrétaire régional du syndicat UNSA Ferroviaire, deuxième syndicat à la SNCF.

Cinq régions, toutes tenues par la droite, ont lancé un processus d'ouverture à la concurrence: l'Île-de-France l'a fait sur tous les trains exploités par la SNCF et quatre sur une partie seulement de leur réseau (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France, Grand Est, Pays-de-la-Loire).

(Avec AFP)

Politique

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Golden Coast Festival : le RN demande la suspension des subventions après l’annonce de la venue du rappeur Médine

Le groupe Rassemblement national (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté demande la suspension des subventions publiques accordées au Golden Coast Festival après l'annonce de la participation du rappeur Médine, prévue le 30 août 2026 à Dijon.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

Chaleur : quand la mini-prairie de la place Leclerc venge Anne Vignot face au fleurissement de Ludovic Fagaut

À son tour, l'ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, a réagi dimanche 28 juin 2026 sur les réseaux sociaux à la gestion des espaces verts de la ville en pleine période de fortes chaleurs. Sa publication fait suite au maintien de la végétation de la place Leclerc, alors que plusieurs mini-prairies urbaines de ce type, mises en place dès le début de son mandat, ont été remplacées sous l'actuelle municipalité de Ludovic Fagaut par des plantations géométriques de fleurs qui ne tiennent pas le choc de la canicule.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Plus de 200 personnes mobilisées contre la loi d’urgence agricole sur les terres d’Annie Genevard

Plus de 200 personnes, selon l'organisation, se sont rassemblées samedi 27 juin 2026 à Morteau, à l'appel d'un large collectif d'associations environnementales, agricoles, citoyennes et de forces politiques, à l'initiative de la députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet. La mobilisation visait à dénoncer la loi d'urgence agricole, actuellement examinée au Sénat, et les conséquences environnementales que ses opposants lui reprochent.

La Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie et SNCF s’allient pour renforcer la sécurité dans les trains Mobigo

À l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional organisée jeudi 25 juin 2026 à Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention expérimentale visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire régional des trains Mobigo.

Besançon : deux heures de stationnement gratuites à l’heure du déjeuner dès septembre 2026

VIDÉO • Parmi les sujets qui seront abordés jeudi 25 juin 2026 en conseil communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) seront appelés à se prononcer sur la gratuité du stationnement entre midi et deux dans les parkings dont la compétence dépend de GBM, c’est-à-dire les parkings dits en enclos et en ouvrage.

Les touristes pourraient bientôt payer plus cher leur séjour dans le Grand Besançon

Parmi les points abordés lors du prochain conseil communautaire qui se tiendra jeudi 25 juin 2026 à Besançon, les élus auront à voter la hausse de la taxe de séjour. On fait le point avec le vice-président en charge de l’attractivité à Grand Besançon Métropole, Patrick Ayache.

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.97
peu nuageux
le 03/07 à 17h00
Vent
4.43 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
48 %

Sondage