La chambre régionale des comptes toujours menacée de disparition

Publié le 14/11/2011 - 19:32
Mis à jour le 14/11/2011 - 19:32

Les magistrats et le personnel de la Chambre régionale des comptes de Franche-Comté alertent l’opinion sur un projet de loi réduisant le contrôle de l’utilisation par les collectivités locales de leurs impôts. 

« Des finances locales contrôlées de loin et de moins en moins ». C’est le risque encouru, selon une intersyndicale de magistrats et du personnel de la Chambre régionale des comptes de Besançon, si le projet de loi examiné le 16 novembre à l’Assemblée nationale, et qui prévoit la suppression d’au moins un tiers des chambres, est voté.

Créées en 1982 avec la décentralisation, plusieurs « petites » chambres, dont celle de Franche-Comté, du Limousin, de Champagne-Ardenne et de Basse-Normandie, vont être supprimées, alors même qu’elles sont chargées de vérifier la bonne gestion des collectivités locales.

« On va réduire le nombre de personnes qui les contrôle, alors qu’on est déjà pas assez pour remplir nos missions aujourd’hui », a souligné ce lundi à Besançon Thierry Farenc, magistrat adhérent au SJF (Syndicat des juridictions financières). Selon lui, il y a une quarantaine de postes non honorés.

Même incompréhension pour Nicolas Ferru, également membre du SJF, qui estime que ce n’est pas le moment de « diminuer les moyens attribués à une mission de contrôle des dépenses » concernant en Franche-Comté quelque 75 grands comptes (région, départements, agglomérations, communes, établissements publics…).

La Franche-Comté sera-t-elle rattachée à Dijon ou à Lyon ? Les 28 fonctionnaires bisontins, dont six magistrats, ne sont pas informés de la suite des évènements. Ils s’étaient déjà mobilisés il y a deux ans contre le projet de Philippe Séguin, mais ce dernier avait l’avantage, selon eux, d’être « cohérent ».

Ils sont conscients qu’une réforme est nécessaire, mais dans le texte présenté mercredi les magistrats ne voient plus « qu’un bout de réforme bas de gamme qui n’a plus de sens » avec comme seul objectif une réduction des effectifs. « Après quatre ans de discussion, on cherche les autres objectifs », avoue Nicolas Ferru.

Les magistrats et les personnels des Chambres régionales des comptes espèrent que les sénateurs, qui ont rejeté le texte le 18 octobre, saisissent le conseil constitutionnel si le texte passe en seconde lecture devant les députés. Quoiqu’il en soit la décision devait tomber avant les élections de 2012.

Politique

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

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Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

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À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

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Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

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Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

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