Emmanuel Macron envoie le Charles de Gaulle et d'autres renforts militaires au Moyen-Orient

Publié le 04/03/2026 - 08:51
Mis à jour le 04/03/2026 - 09:14

Emmanuel Macron a annoncé mardi 3 mars 2026 le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, d'avions Rafale, d'une frégate et de moyens de défense anti-aérienne au Moyen-Orient pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Intervention d'Emmanuel Macron le 3 mars 2026 © Capture / Twitter Elysee
Intervention d'Emmanuel Macron le 3 mars 2026 © Capture / Twitter Elysee

Lors d'une allocation solennelle de huit minutes, la première depuis mars 2025, il a dénoncé la "responsabilité première" de l'Iran dans la guerre, avec son "programme nucléaire dangereux" et "l'ordre (donné) de tirer sur son propre peuple" lors des grandes manifestations de janvier.

"Compte tenu de tout cela (..) les Etats-Unis d’Amérique et Israël ont décidé de lancer des opérations militaires, conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons approuver", a-t-il souligné.

"Il reste que l’Histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple. Aucun ne sera regretté", a-t-il ajouté. Une position diplomatique déjà adoptée après l'enlèvement et le transfert du président vénézuélien Maduro aux Etats-Unis le 3 janvier.

Le président a en revanche mis en garde Israël contre toute opération terrestre au Liban qui serait "une escalade dangereuse et une erreur stratégique", tout en estimant que le Hezbollah avait commis "une faute majeure" en frappant Israël en premier.

"Face à cette guerre en train de s’étendre et dont nul ne sait dire aujourd’hui le terme", la France doit prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région, a poursuivi le président et chef des armées citant le Qatar, le Koweït, les Emirats Arabes Unis, la Jordanie, l'Irak ainsi que le Kurdistan irakien.

"J'ai donné l’ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates de faire route vers la Méditerranée", a-t-il déclaré.

"Strictement défensif"

Le fleuron de la Marine française se trouve actuellement dans le nord de l'Europe - il était dernièrement en escale à Malmö (Suède) - dans le cadre d'une mission de l'Otan destinée à renforcer la sécurité de l'Arctique mais aussi à apaiser les Etats-Unis sur le Groënland.

Le chef de l'Etat a aussi annoncé - sans préciser où - l'envoi d'avions Rafale, de systèmes de défense anti-aérienne et d'un radar aéroporté (Awacs), qui ont été déployés "ces dernières heures", ainsi que l'envoi dès mardi soir à Chypre de la frégate multimissions Languedoc et de moyens anti-aériens.

"Nous devons être aux côtés de nos amis et alliés de la région pour leur sécurité et leur intégrité territoriale", a-t-il martelé en précisant qu'il s'agissait d'une posture "strictement défensive".

Il a par ailleurs précisé que la France avait abattu des drones "en légitime défense", "dès les premières heures" du conflit, et que deux bases françaises avaient subi des "frappes limitées, ayant causé des dégâts matériels", sans plus de précisions.

Le président français a aussi annoncé qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de réunir des moyens, "y compris militaires", dans le but de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" que sont le canal de Suez et le détroit d'Ormuz. Un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié transitent par le détroit.

Pas de soutien à Trump et Netanyahu

Deux "premiers vols" rapatriant des Français de la région arriveront "dès" mardi soir à Paris, a-t-il encore annoncé. Quelque 400.000 ressortissants français sont présents dans la douzaine de pays concernés par le conflit, selon le Quai d'Orsay.

Emmanuel Macron a également demandé un renforcement du dispositif de protection militaire Sentinelle sur le territoire national, avec ses patrouilles de soldats dans les lieux publics, ainsi qu'une "vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposées".

Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a averti sur X que si la protection de "nos compatriotes et alliés" devait être soutenue, cela ne devait pas "conduire à un soutien implicite à la guerre conduite sans mandat par Trump et Netanyahu".

"Il est pénible d'entendre le président français retirer toute responsabilité de la situation à Trump et Netanyahu", a renchéri le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon. "Pour autant le respect des engagements internationaux de notre pays, notamment avec Chypre, membre de l'Union européenne, est légitime", a-t-il ajouté.

(Source AFP)

Politique

Carte scolaire : le département du Doubs retenu pour une expérimentation nationale

Le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, a réagi dans un communiqué du 11 mai 2026 suite à l’annonce du ministère de l’Éducation nationale concernant la sélection du département parmi les territoires pilotes d’une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire.

Doubs : l’opposition dénonce un désengagement sur l’eau et des incertitudes autour du Fort Griffon

À l’issue de l’Assemblée départementale du 27 avril 2026, le groupe Doubs social écologique et solidaire (DSES) alerte sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants : la politique de l’eau, la gestion du Fort Griffon et la stratégie en matière de logement.

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Le PCF demande à Carrefour École-Valentin de retirer de la vente un journal d’extrême-droite

La section de Besançon du Parti Communiste Français (PCF) du Doubs a adressé une lettre ouverte le 30 avril dernier à la direction du magasin Carrefour d’École-Valentin. En cause : la présence du journal Rivarol dans le kiosque presse de l’enseigne.

Les élus du Département du Doubs interrogent le cumul des mandats de Ludovic Fagaut

Dans un communiqué du 30 avril 2026, les élus bisontins de l'opposition "Doubs Social Écologique et Solidaire" (DSES) réagissent à la situation de Ludovic Fagaut et à ses différents mandats au sein de la mairie de Besançon, de Grand Besançon Métropole et du Département du Doubs.

Assemblée plénière : zoom sur les enveloppes allouées par la Région Bourgogne-Franche-Comté

Réunis en assemblée plénière à Dijon les 29 et 30 avril 2026, les élus du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réaffirment la détermination de la Région à agir comme un bouclier pour ses habitants et ses secteurs d'activités stratégiques.

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Fleurissement de Besançon : un retour "aux fleu-fleurs" dénoncé par Alternatiba

La Ville de Besançon a récemment voté lors du dernier conseil municipal du 23 avril 2026, une augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée au fleurissement de la ville. Soit un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000€ à 200.000€. Un choix qualifié de "désespérante marche arrière" par Alternatiba Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.32C°
légère pluie
le 14/05 à 09h00
Vent
5.36 m/s
Pression
1004 hPa
Humidité
84 %

Sondage