La Fondation de l'islam de France expose ses priorités...

Publié le 01/02/2019 - 17:04
Mis à jour le 01/02/2019 - 17:04

Recherche de financements, université populaire itinérante, exposition de « retentissement mondial »: Ghaleb Bencheikh, le nouveau président de la Fondation de l’islam de France (FIF) a exposé ce jeudi 31 janvier 2019 ses priorités, pour faire en sorte que le mot « +islam+ ne soit plus synonyme d’épouvante ».

La FIF avait été créée à l'été 2016, quelques mois après les attentats de 2015. Elle a pour objectif de permettre de lever des financements pour des projets en matière profane (cultures islamiques, éducation, recherche, formation civique...). Confiée d'abord à Jean-Pierre Chevènement, elle est désormais présidée par le théologien réformateur et physicien franco-algérien Ghaleb Bencheikh, élu en décembre.

"Pour fendre l'idéologie extrémiste"

"Nos champs d'action restent l'éducation, la culture, la jeunesse", a affirmé à l'AFP M. Bencheikh, qui entend par ce biais "endiguer la déferlante fondamentaliste" et "pour fendre l'idéologie extrémiste". La FIF va donc poursuivre son système d'allocations de recherche pour doctorants et masters en islamologie fondamentale, une "discipline qui doit retrouver ses lettres de noblesse et son prestige", estime celui qui présente de l'émission "Islam" sur France Télévision.

Le système de bourses allouées à de futurs imams, pour leur formation profane va lui aussi perdurer. Parmi les nouveautés, un projet d'"université populaire itinérante", dans une vingtaine de villes: il a "pour but d'organiser des débats pour désamorcer l'anxiété existant autour de l'islam, pour parler, discuter, apaiser les esprits. Le but est que ce vocable ne soit plus synonyme d'épouvante", selon M. Bencheikh.

Une exposition

Autre chantier: une "exposition de retentissement mondial", intitulée "Islam Europe, 15 siècles d'histoire", qui pourrait avoir lieu en 2021 ou après les élections de 2022, au Grand Palais à Paris ou au Louvre, "qui montrera la forte prégnance de la civilisation islamique sur l'Europe".

M. Bencheikh veut aussi mettre en place des "ateliers du discernement et d'éveil philosophique" dans les établissements scolaires, d'abord "dans les établissements privés". Il s'agirait par exemple de séances de "questions-réponses sur les questions religieuses" pour "éveiller à l'esprit critique" des élèves. "Qu'on ne puisse pas leur dire que parce qu'ils écoutent de la musique, ils seront maudits."

Proposer à des jeunes de quartiers sensibles des allocations pour pouvoir "s'extraire de leur environnement", organiser des colloques internationaux et bâtir, à terme, un "institut d'islamologie appliquée" sont d'autres réflexions.

Info +

La FIF, dotée initialement de 900.000 euros pour trois ans (2017-2019), qui va recevoir un million d'euros sur deux ans de la part du prince Aga Khan (chef spirituel des musulmans chiites ismaéliens, philanthrope) cherche de nouveaux financements. "Je vais prendre mon bâton de pèlerin pour trouver de nouveaux mécènes", affirme M. Bencheikh, qui réfléchit aussi à lancer une sorte de "souscription nationale ou internationale".

(Source AFP)

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