La société de voyage en montgolfière ne vendait que du vent

Publié le 04/07/2011 - 14:45
Mis à jour le 04/07/2011 - 14:45

Un homme et son fils, qui dirigeaient une société de voyages en montgolfière en Meurthe-et-Moselle entre 2006 et 2010, comparaissent depuis lundi matin devant le tribunal correctionnel de Nancy, poursuivis pour avoir vendu des milliers de vols sans jamais les honorer. Près de 800 clients, qui attendent toujours de décoller, se sont constitués partie civile.

Depuis 2006, 17000 vols ont été vendus à des particuliers ou des comités d'entreprise par la société Aerofly, dont 11440 restent à effectuer, a résumé le vice-procureur Jean-Paul Hartmann à l'ouverture des débats.

Le père, 51 ans, suspecté d'être le gérant de fait de la société, a expliqué à la barre du tribunal que les vols avaient été retardés "en raison de la météo ainsi que du volcan islandais".

"Moi, je m'occupais de la technique, pas du commercial", s'est-il défendu, assurant que son fils, gérant légal, s'occupait des ventes de billets.   Ce dernier, âgé de 24 ans, n'a pas pris la parole à l'ouverture du procès.

Selon la défense, le père et le fils étaient les pilotes des montgolfières et pouvaient effectuer 1.500 à 1.600 vols par an chacun.   Pourtant, selon l'information judiciaire ouverte en août, seuls 250 à 300 vols annuels pouvaient être effectués par pilote.

Une plaquette publicitaire annonçait par ailleurs 8 pilotes, alors que seuls les deux prévenus volaient. "C'est une coquille que personne n'a vue et qui n'a jamais été corrigée", a affirmé le père.

Les deux hommes sont également prévenus de harcèlement moral sur des salariés, de violation d'une interdiction de gérer pour le père et complicité de ce chef pour le fils. Ils encourent 5 ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende.

Les débats doivent se poursuivre jusqu’à mardi soir.

 (source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.37
partiellement nuageux
le 15/01 à 18h00
Vent
1.12 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
77 %