Les opérateurs téléphoniques investiront 3 milliards d'euros contre les "zones blanches"

Publié le 15/01/2018 - 08:36
Mis à jour le 15/01/2018 - 18:41

L’État a conclu un accord avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile en France pour éliminer les « zones blanches », renonçant à la manne que lui rapporte le renouvellement des licences d’exploitation des fréquences en contrepartie d’investissements massifs.

 ©
©

"Le gouvernement est parvenu à un accord historique qui vise à généraliser la couverture mobile de qualité pour l'ensemble des Français", a affirmé Bercy dans un communiqué dimanche soir.

Grâce à cet accord, "il n'y aura plus de zones blanches, identifiées par les élus locaux, où des Français vivent sans avoir accès à une téléphonie de qualité", a de son côté assuré le secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires Julien Denormandie dans une interview au Journal du Dimanche, évoquant une échéance de trois ans.

Il a précisé que les opérateurs s'étaient engagés "à consentir plus de 3 milliards d'euros d'efforts financiers pour y arriver", chaque opérateur devant notamment fournir "5.000 installations supplémentaires".

Dans le cadre de cet accord, les opérateurs s'engagent en outre à "couvrir les principaux axes de transport, et notamment les 30.000 km de lignes ferroviaires, lignes de TER comprises", a ajouté M. Denormandie, qui a écarté tout financement de la part de l'État. 

"Le gouvernement a renoncé à mettre aux enchères le renouvellement à venir de fréquences "en contrepartie d'une accélération massive de vos déploiements d'infrastructures", a-t-il précisé.

"C'est un changement de paradigme de la manière dont l'État utilise ses fréquences" en choisissant de les utiliser "pour la couverture du territoire plutôt que pour faire une opération parafiscale", a expliqué à l'AFP Sébastien Soriano, président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), à l'origine de cette proposition.

Les premières licences de réseau 2G et 3G attribuées aux opérateurs pour une durée de 10 ans vont arriver à échéance en 2020.

Elles sont en principe accordées au plus offrant dans le cadre d'enchères mais seront, selon les termes du nouvel accord, réattribuées aux opérateurs par l'État qui gèlera les redevances et s'abstiendra de faire une opération financière, selon M. Soriano.

Pas de cadeau aux opérateurs

Les opérateurs ont salué cette solution, Orange se félicitant d'un accord "équilibré car tous les acteurs y sont gagnants".

 "Pour la première fois en France, l'État a accepté d'entrer dans une logique totalement nouvelle dans laquelle il échange de l'investissement et de la couverture contre des fréquences prolongées qui nous donnent de la visibilité sur plus de 10 ans", a déclaré pour sa part à l'AFP le directeur général adjoint de Bouygues Telecom, Didier Casas. L'accord va "changer la vie de façon perceptible des Français dans les années qui viennent", a-t-il ajouté.

Jean-Marc Vallier, maire (SE) de Saint-Julien-en-Beauchêne (Hautes-Alpes), une commune où les habitants doivent parfois faire "6 ou 7 km en voiture" pour trouver du réseau, reste cependant sceptique. "La zone blanche, elle existe, je ne sais pas comment elle va disparaître. (...) Pour aller dans des coins perdus, dans des vallées encaissées, on ne peut pas mettre des satellites partout", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Le gouvernement associera particulièrement les collectivités territoriales, dont le rôle est crucial pour identifier les besoins de couverture et faciliter le déploiement des nouvelles infrastructures fixes et mobiles", a promis le ministère de l'Économie.

L'accord prévoit également un déploiement "massif" de la 4G, a affirmé M. Denormandie. "D'ici à 2020, plus de 10.000 communes qui sont aujourd'hui en 2G ou 3G passeront à la 4G", a-t-il assuré, se disant convaincu que les opérateurs tiendront leurs engagements.

M. Denormandie a reconnu que les investissements passés des opérateurs "n'avaient pas été suffisants en montant et en rythme de déploiement dans les zones peu peuplées".

La France est le 24e pays sur 28 au classement européen de la couverture 4G, a précisé M. Soriano, citant la réussite de la Suède, premier pays européen en couverture 4G, qui a fait le choix "d'octroyer des fréquences à des opérateurs avec des redevances raisonnables en échange d'obligations de couverture très forte".

"Il n'y a pas de cadeau qui est fait aux opérateurs dans cette affaire, et nous en avons été le garant", a-t-il assuré.

(Source AFP)

Société

Perte d’autonomie : 20 % de seniors dépendants en plus en Bourgogne-Franche-Comté d’ici 2055 selon l’Insee

En Bourgogne-Franche-Comté un habitant sur trois a plus de 60 ans. 97 600 de ces seniors subissent aujourd'hui une perte d’autonomie. Si les tendances démographiques actuelles se poursuivent, leur nombre augmenterait de 20 % d'ici 2055 dans la région, soit 120.000, selon la dernière étude de l’Insee parue le 3 novembre 2026.

En Bourgogne-Franche-Comté, un quart des parents ne parviennent plus à couvrir les besoins essentiels de leurs enfants

En deux ans, la situation financière des familles de Bourgogne-Franche-Comté s’est nettement détériorée. Selon une enquête de l’Observatoire de la famille menée avec OpinionWay, entre le 29 janvier et le 19 février 2026, un quart des parents déclarent désormais ne plus pouvoir répondre aux besoins essentiels de leurs enfants, contre 10 % en 2024. Malgré leurs efforts pour préserver leur quotidien, les renoncements se multiplient.

J’ai testé pour vous le massage Kobido de Léa Myotte-Duquet à Besançon

Promis comme un lifting naturel par certains magazines féminins, le Kobido est surtout réputé pour ses vertus relaxantes et ses effets sur l’éclat du visage. J’ai poussé la porte de Léa Myotte-Duquet, à Besançon, pour découvrir ce massage japonais ancestral et me faire ma propre opinion. Récit d’une heure placée sous le signe du lâcher-prise.

Insee : 17 000 lycéens en moins à l’horizon 2040 en Bourgogne-Franche-Comté

Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté vient de paraître, parue le 29 octobre dernier, la Bourgogne-Franche-Comté devrait compter moins de lycéens à l’avenir. Si 81200 adolescents étaient encore inscrits dans un lycée de la région à la rentrée 2025 ; ils pourraient n’être plus que 64 400 en 2040, soit un cinquième de moins.

Deux conductrices du Doubs au volant de la nouvelle saison des " Reines de la route "

Deux Doubiennes, Adeline et Émilie, figurent parmi les sept conductrices de poids lourd qui participent à la nouvelle saison de l'émission "Les Reines de la route", consacrée à leur quotidien sur les routes d’hiver. Coup d’envoi de cette nouvelle saison le mardi 10 novembre à partir de 21h10 sur la chaine 6ter.

Les meilleurs Mont d’Or en compétition le 3 novembre à Pontarlier

Le mardi 3 novembre 2026, les Mont d’Or vont devoir se départager lors de la 39e édition du concours interprofessionnel du plus célèbre vacherin franc-comtois. À Pontarlier, dès 10h au restaurant "Les Papillons", les 10 fromageries de la filière présenteront chacune leur candidat avec un seul et même objectif, celui de décrocher l’or.

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

VIDÉOs • Après une première mobilisation le 17 octobre 2026 d’environ 12.000 personnes et une seconde la semaine dernière qui a réuni quelque 4.500 personnes ce sont une nouvelle fois 4.500 personnes, au plus haut de la mobilisation selon la préfecture, qui se sont donné rendez-vous au parc des Glacis de Besançon dès 14h ce samedi 31 octobre 2026 pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère. Ceux-ci ont répondu à l’appel au rassemblement de l’intersyndicale FO, Solidaires, CGT et FSU.

Retour de la Grande Collecte Solidaire de jouets dans les éco-centres du Sybert… et ailleurs !

Du 16 au 29 novembre 2026, le Sybert s’associe à Ecomaison et ecosystem, pour organiser une grande collecte de jouets d’occasion dans les éco-centres de Besançon-Tilleroyes, Saint-Vit et de Thise-Chalezeule à travers sa "Grande collecte solidaire des jouets". Les centres partenaires de l'opération disposeront chacun d’un point de collecte accessible à tous les habitants lors des heures d’ouverture pour venir y déposer des jouets inutilisés, en vue de leur réemploi ou à défaut de leur recyclage.

Armement de la police municipale de Besançon : la CGT dépose un recours gracieux

Le Syndicat CGT Territoriaux GBM a annoncé ce vendredi 30 octobre 2026 avoir déposé un recours gracieux contre la décision du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, de doter la police municipale d'armes létales. Il demande également la suspension du projet et le retrait de ses actes d’exécution.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage