"Ce texte affirme notre solidarité avec les jeunes victimes de violences et de répression, rappelle la nécessité de répondre à leurs aspirations par des mesures sociales ambitieuses en matière d’emploi, de formation, d’autonomie, de services publics et de logement, et appelle à l’ouverture d’un véritable dialogue avec l’ensemble des jeunesses, leurs organisations et les acteurs éducatifs, associatifs et syndicaux", écrit le PCF de Besançon qui espère que cet appel puisse rassembler "largement les forces de gauche, écologistes, syndicales, associatives et citoyennes de Besançon", afin de "porter une parole commune de soutien, de justice sociale et de refus de la stigmatisation".
Texte du PCF de Besançon
"Nous, organisations politiques de gauche, organisations syndicales, associations, collectifs citoyens et forces progressistes, affirmons qu'il est urgent d'écouter la colère des jeunes.
Trop souvent, leurs inquiétudes, leurs colères et leurs revendications sont réduites au silence, disqualifiées ou traitées sous le seul angle de l'ordre public. Pourtant, derrière cette parole s'expriment des réalités profondes : la promesse libérale de conditions d'existence qui iront toujours en se dégradant, des retraites toujours plus courtes, plus d'emplois stables, des factures toujours plus pensante, le coût de l'alimentation toujours plus indécent, le climat qui va de mal en pis, les ségrégations urbaines qui perdureront, etc.
Ce mouvement montre une chose. La jeunesse ne croit plus aux fables libérales assénées depuis 50 ans par le Medef et les gouvernements libéraux successifs. Elle sait que la richesse ne ruisselle pas du haut vers le bas dans ce pays, elle sait qu'on ne trouve pas d'emploi en traversant la rue, elle sait toutes escroqueries, elles sait aussi que les grandes entreprises se gavent d'aides publiques pour délocaliser ou plaire aux actionnaires.
Comme au moment des Gilets Jaunes, la droite, le bloc central et Macron n'ont qu'une réponse: le tout-répressif, pour que rien ne change. Macron va-t-il encore nous faire le coup d'un Grand débat, après avoir matraqué et éborgné?
Et comme d'habitude, le gouvernement, les médias et le RN (main dans la main quand les choses deviennent sérieuses, finie la pseudo-opposition) vont instrumentaliser les débordements pour stigmatiser toute la jeunesse dans la rue. L'histoire nous l'enseigne: le pouvoir tire toujours profit du pourrissement et des débordements. Ne permettons pas à ce gouvernement aux abois et à son président devenu inutile de se refaire une virginité politique en venant se présenter comme celui qui rétablit l'ordre.
Nous avons confiance en nos jeunes, nous savons qu'ils sauront s'organiser pour canaliser leur énergie et éviter les violences indiscriminées, en particulier lorsqu'elles mettent des personnes en danger ou dégradent des biens, des commerces, des équipements collectifs et des services utiles à toute la population. La jeunesse exige un changement radical de politique. Les cadeaux aux grandes entreprises doivent cesser. Il faut investir massivement dans l'école et la formation. En effet, la France investit moins que les autres pays de l'OCDE dans le primaire et le collège. Par ailleurs, la pénurie de professeurs qui affectent surtout les lycées aux élèves d'origine populaire est structurelle. Il est temps aussi de créer des emplois, sécuriser le parcours vers l'autonomie financière, et valoriser les statuts des jeunes (comme les apprentis et les lycéens professionnels).
Nous demandons l'ouverture d'un véritable dialogue avec les Jeunes, dans toute leur diversité. Ce dialogue doit associer les premiers concernés, leurs organisations, les syndicats, les associations, les éducateurs, les familles, les collectivités et les services publics. Il ne peut être un simple exercice de communication: il doit permettre une écoute réelle, un échange sincère et la construction de réponses concrètes".
- L’UD CGT du Doubs signataire du texte du PCF de Besançon que le CoDéS 25 (Collectif de Défense de la Santé du Doubs).


