Mort de Lilian, 4 ans: son beau-père condamné en appel à 30 ans de réclusion

Publié le 03/07/2021 - 16:45
Mis à jour le 03/07/2021 - 17:41

Le beau-père de Lilian, 4 ans, a été une nouvelle fois condamné, dans la nuit de vendredi à samedi, à 30 ans de réclusion pour le meurtre du garçonnet, en 2017 dans le Puy-de-Dôme, sa mère ayant vu sa peine réduite à trois ans de prison avec sursis.

La Cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay a de plus condamné Steven Gomes Rodrigues à une interdiction de port d'arme et à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec injonction de soins, a-t-on appris auprès des parties civiles.

La mère de Lilian, Laëtitia Redon, qui était aussi la compagne de Steven Gomes Rodrigues, a été condamnée à trois ans de prison avec sursis total, avec obligation de prise en charge psychologique sur trois ans. En première instance, elle avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme.

"C'est un verdict qui apparaît juste et proportionné au regard de l'abomination des faits et de la douleur des parties civiles", a réagi auprès de l'AFP Jean-Hubert Portejoie, avocat du grand-père maternel de Lilian, partie civile.

En octobre 2020, à l'ouverture de son procès en première instance, Steven Gomes Rodrigues avait reconnu des coups habituels sur l'enfant et sa mère, mais il avait maintenu sa version d'une chute dans l'escalier pour expliquer le traumatisme crânien à l'origine de la mort de Lilian à leur domicile de Lempdes (Puy-de-Dôme). Sa compagne s'était absentée pour un rendez-vous médical, lui confiant la garde de ses trois enfants.

L'homme, déjà condamné pour violences conjugales, avait été dépeint comme "violent" et grand consommateur de cannabis.

Dent cassée, cheveux arrachés, nombreuses ecchymoses: l'autopsie avait révélé une multitude de lésions sur le corps de l'enfant, certaines anciennes. Pourtant ni les médecins, ni les assistantes sociales qui suivaient régulièrement la famille, ni l'infirmière de la PMI (protection maternelle et infantile), ni l'institutrice n'avaient décelé la moindre maltraitance.

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