Moustique-tigre : l’ARS Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les risques pour la santé

Publié le 16/05/2025 - 10:24
Mis à jour le 16/05/2025 - 09:49

La lutte contre le moustique-tigre fait partie des priorités de santé publique en Bourgogne-Franche-Comté.  Ce potentiel vecteur des virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika est désormais implanté dans les huit départements de la région. L'ARS appelle la population et les professionnels de santé à rester vigilants.

 © mikadago / Pixabay
© mikadago / Pixabay

Installé depuis de nombreuses années dans l’Océan Indien et les Antilles, le moustique-tigre s’est implanté de manière significative et continue en métropole à compter du début des années 2000. Il est désormais présent dans 81 départements.

La capacité d’Aedes albopictus à être vecteur du chikungunya, de la dengue ou du virus Zika, en fait une cible de surveillance prioritaire pour les autorités sanitaires et leurs partenaires, durant sa période d’activité en métropole : du 1er mai au 30 novembre, souligne l'ARS. L’objectif de cette surveillance renforcée est double : "ralentir la progression du moustique-tigre et limiter les risques de transmission des arbovirus dont il peut être le vecteur en métropole." 

Le moustique-tigre est par ailleurs très nuisant (il pique aussi en journée, à plusieurs reprises ; sa piqûre peut être douloureuse). 

En région Bourgogne-Franche-Comté 

Aedes albopictus est aujourd’hui implanté dans les huit départements : 

  • en Saône-et-Loire, depuis 2014 ; 
  • en Côte-d’Or et dans la Nièvre depuis 2018 ; 
  • dans le Doubs et le Jura depuis 2020 ;
  • dans le Territoire de Belfort et dans l’Yonne depuis 2023 ;
  • en Haute-Saône depuis 2024.

L’ARS (via un opérateur de démoustication) met en œuvre une surveillance par un réseau de pièges-pondoirs, principalement sur les unités urbaines les plus peuplées, afin de suivre la dynamique de progression du moustique. Une enquête entomologique de terrain est réalisée pour confirmation en cas de nouvelle implantation, elle peut mener à considérer une nouvelle commune comme colonisée. En 2024, le nombre de communes colonisées est passé de 124 à 171 en Bourgogne-Franche-Comté.

© ARS BFC

L’Agence Régionale de Santé intervient également lorsqu’un cas de chikungunya, de dengue ou de Zika est déclaré à ses services (ces maladies sont à déclaration obligatoire/DO). Une enquête de prospection entomologique est alors déclenchée pour identifier ou non la présence du moustique-tigre sur les lieux fréquentés par la personne pendant la période de virémie (présence du virus dans le sang). 

© Santé publique France

La présence concomitante d’un malade et d’un moustique suffit à déclencher une épidémie : le moustique s’infecte en piquant la personne malade, et devient capable d’infecter les personnes qu’il piquera ensuite.

Dans ce cas, un traitement insecticide peut être décidé pour lutter contre l’instauration d’une circulation autochtone de la maladie. Ces opérations sont assurées par des opérateurs habilités et spécialisés.

En 2024, 62 cas importés d’arboviroses (dont un quart ont été hospitalisés) ont été signalés en Bourgogne-Franche-Comté pendant la période de surveillance renforcée, donnant lieu à près d’une cinquantaine de prospections entomologiques, qui elles-mêmes ont conduit à 7 traitements.

Au plan national, les saisons 2023 et 2024 ont été exceptionnelles en nombre de cas :  une situation inédite qui doit inciter à une posture de vigilance et d’action. Voir les données de la surveillance renforcée en France hexagonale 2024 sur le site de Santé Publique France ici

Reconnaître et signaler le moustique-tigre 

Tous les insectes qui volent ne sont pas des moustiques ! L'agence de santé appelle que l'Aedes albopictus est petit (moins de 1 cm d’envergure) et noir avec des taches blanches sur le corps et les pattes. Il a une ligne blanche sur le thorax et un appareil piqueur. 

Éviter son implantation 

"C’est durant la phase aquatique qu’il faut agir !", rappelle l'ARS BFC dans son communiqué, "car avant de voler et de piquer, les moustiques se développent dans l’eau, sous forme de larves." 

Chacun peut avoir les bons gestes pour éviter la prolifération d’Aedes albopictus en supprimant les petits réservoirs d’eau stagnante : 

  • Vider (une fois par semaine) coupelles et soucoupes sous les pots de fleurs, gamelles des animaux, replis des bâches, seaux, pieds de parasol… 
  • Couvrir hermétiquement les récupérateurs d’eau 
  • Ranger (à l’abri de la pluie) les jouets, brouettes, seaux, arrosoirs 
  • Entretenir les gouttières, rigoles et chenaux 
  • Jeter déchets et pneus usagés 
  • Créer un équilibre dans les bassins d’agréments : les poissons mangent les larves de moustique. 

Voyageurs dans les zones à risque 

L'ARS conseille de :

  • Se protéger des piqûres de moustique
  • Continuer de se protéger de ces piqûres au retour, durant 3 semaines
  • Consulter sans attendre un médecin en cas de symptômes (fièvre, douleurs musculaires et/ou articulaires, maux de tête, éruption cutanée) car seule la déclaration à l’ARS permet de déclencher les mesures de lutte anti-vectorielle.

Ces recommandations s’appliquent en particulier aux voyageurs qui se rendent à la Réunion compte tenu de l’épidémie de chikungunya en cours. 

L’ARS Bourgogne-Franche-Comté est pleinement mobilisée dans son rôle de surveillance et d’intervention ; l’Agence compte sur l’engagement de chacun, collectivités, professionnels, usagers : c’est la somme des mesures individuelles et collectives qui permettra de réduire les risques.

Professionnels de santé : pensez aux maladies transmises par le moustique-tigre !

Les zones de circulation de ces trois virus sont relativement superposables, il s’agit des régions intertropicales. Mais l’émergence de cas autochtones en France est observée dans certaines régions depuis quelques années. Toute suspicion d’un diagnostic de dengue, de chikungunya ou d’infection à Zika en lien ou non avec un voyage "doit faire l’objet d’une confirmation biologique" et tout cas confirmé doit être déclaré auprès de l’ARS à l’aide du formulaire de déclaration obligatoire, rappelle l'agence.

(Communiqué)

Nature

Météo : un week-end estival et très chaud attendu en Franche-Comté les 8 et 9 août

Selon les prévisions publiées par Météo-France, la Franche-Comté bénéficiera d'un temps largement ensoleillé durant le week-end des samedi 8 et dimanche 9 août 2026. Les conditions estivales resteront bien installées avec des températures élevées sur l'ensemble de la région. Si la journée de samedi s'annonce très stable, la journée de dimanche pourrait voir apparaître une évolution orageuse localisée en fin de journée, principalement sur les secteurs de relief.

Canicule de retour en Bourgogne-Franche-Comté : jusqu’à 40 °C attendus la semaine du 10 août

La Bourgogne-Franche-Comté pourrait connaître un quatrième épisode de très fortes chaleurs à partir de la semaine du 10 août 2026. Selon les prévisions publiées par Météo Franc-comtoise, la canicule est appelée à s'étendre progressivement à la quasi-totalité de la France, avec des températures pouvant atteindre localement 36 à 40 °C.

Projet éolien du Crêt des Ours : le Parc naturel régional du Doubs Horloger dit non

Le bureau du Parc naturel régional du Doubs Horloger a rendu un avis défavorable à la demande d'autorisation environnementale concernant le projet éolien du Crêt des Ours. Réunis le 2 juillet 2026 aux Fontenelles, les 29 délégués représentant les communes, les communautés de communes, le Département du Doubs et la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté cette position à une très large majorité.

Météo en Bourgogne-Franche-Comté : vigilance jaune aux orages maintenue les 4 et 5 août 2026

Météo-France maintient l'ensemble des huit départements de Bourgogne-Franche-Comté en vigilance jaune pour les orages ce mardi 4 et mercredi 5 août 2026. En parallèle, une vigilance canicule demeure en vigueur sur une partie de la région, dans un contexte de fortes chaleurs qui persistent malgré une évolution orageuse.

Mille Étangs en Haute-Saône : 15 agents mobilisés pour des contrôles environnementaux et la prévention des incendies

Les services de l'État ont mené une vaste opération de contrôles et de sensibilisation jeudi 30 juillet 2026 dans le secteur des Mille Étangs, en Haute-Saône. Coordonnée par la mission interservices de l'eau et de la nature (MISEN), cette journée associait contrôles réglementaires, actions pédagogiques et surveillance des milieux naturels.

Sondage – Selon vous, quel aménagement devrait être prioritaire pour lutter contre la chaleur en ville ?

Avec les épisodes de fortes chaleurs qui deviennent plus fréquents, les communes cherchent de nouvelles solutions pour rendre les espaces urbains plus agréables à vivre en été. Végétalisation, zones d’ombre et/ou de baignade… plusieurs aménagements peuvent contribuer à mieux supporter les températures élevées. Selon vous, quelle action devrait être prioritaire pour lutter contre la chaleur en ville ?

Sécheresse : Alternatiba Besançon dénonce les choix d’arrosage de la Ville

En pleine période d'alerte ”crise sécheresse”, l'association Alternatiba – ANV-COP21 Besançon interpelle une nouvelle fois la municipalité sur sa gestion de l'eau destinée aux espaces verts. Dans un communiqué du 1er août 2026, le collectif estime que les priorités d'arrosage retenues par la Ville ne répondent pas aux enjeux d'adaptation au changement climatique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.53
ciel dégagé
le 11/08 à 02h00
Vent
1.29 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
100 %

Sondage