La préfecture évoque dans son communiqué que le Comité de pilotage annuel du Groupe interministériel de recherches (GIR) de Besançon s’est réuni le 19 mars 2026, sous la présidence de la procureure générale près la Cour d’appel de Besançon et du préfet du Doubs, et en présence des autorités administratives et judiciaires, des partenaires institutionnels et des forces de sécurité issues des quatre départements du ressort de la cour d’appel.
Sur le plan national, en 2025, les GIR ont participé à 1 776 opérations judiciaires et 255 opérations administratives, pour un montant de saisies de plus de 323 millions d’euros. Au plan local, le GIR de Besançon, composé de 9 personnels issus de la gendarmerie nationale, de la police nationale, de la direction générale des finances publiques et des douanes, "revêt une importance stratégique dans la lutte contre l’économie souterraine et les phénomènes de délinquance, et plus particulièrement dans la détection et la répression de l’enrichissement frauduleux", insiste la préfecture.
Lutte contre l'économie souterraine
Sur le volet administratif, en 2025, le GIR de Besançon a participé à 32 réunions des Comités départementaux anti fraudes (CODAF) portant sur 31 établissements, et a judiciarisé trois dossiers issus d’un contrôle CODAF. Six procédures douanières ont été réalisées et sept infractions douanières ont été constatées.
Sur le volet judiciaire, "le GIR s’est engagé sur les infractions relevant de l’économie souterraine : trafics, travail illégal, infractions économiques et fraudes de tout type". En 2025, l’unité a fait l’objet de 22 nouvelles saisines, 18 procédures ont été rendues et 27 étaient en cours fin 2025. Le volume des saisies d’avoirs criminels atteint 3,8 millions d’euros en 2025, "principalement en biens meubles et valeurs immobilières", peut-on encore lire dans le communiqué.
En 2026, la préfecture du Doubs avance que le GIR de Besançon va "poursuivre son action ciblée sur la lutte contre la criminalité organisée, le narco-banditisme et son financement par le biais du blanchiment et des fraudes aux prestations sociales et aux finances publiques". Et ajoute qu’il "maintiendra sa collaboration étroite avec les partenaires institutionnels, sur les domaines administratif et judiciaire, concourant ainsi à la mise en œuvre de l’ensemble des entraves (judiciaires, administratives, fiscales et douanières) permettant de déstabiliser de manière concrète et efficace les réseaux d’économie souterraine et leur financement frauduleux".


